Chez les conseillers trifluviens, les avis sont partagés à propos de la fluoration de l'eau potable.

La fluoration, un dossier chaud

Le Collège des médecins du Québec et l'Ordre des dentistes du Québec ont-ils la compétence et l'expertise pour appuyer la fluoration?
Le Collège des médecins du Québec et l'Ordre des dentistes du Québec ont-ils la compétence et l'expertise pour appuyer la fluoration?
Absolument pas. Selon la réponse donnée à des demandes d'accès à l'information, ces deux ordres professionnels ont motivé leur refus de répondre sur le motif que la fluoration ne faisait pas partie de leur formation et de leur compétence professionnelle. En effet, les médecins et les dentistes ne reçoivent absolument aucune formation sur les produits chimiques de traitement de l'eau que sont les produits de fluoration et, par conséquent, ils ne possèdent aucune expertise et aucune compétence sur la fluoration. Ils ne peuvent prétendre être des experts de la fluoration sans avoir les connaissances sur la nature réelle et légale des produits de fluoration.
Le Collège des médecins du Québec a un code de déontologie et ces articles doivent être respectés :
- 48. Le médecin doit s'abstenir d'avoir recours à des traitements insuffisamment éprouvés;
- 84. Le médecin doit s'abstenir d'inscrire, de produire ou d'utiliser des données qu'il sait erronées dans tout document;
- 88.0.1. Le médecin qui s'adresse au public doit communiquer une information factuelle, exacte et vérifiable.
La déontologie médicale est-elle respectée relativement à la fluoration? Qu'y a-t-il d'éthique dans le fait de faire la promotion d'une mesure de santé publique qui administre à des populations entières, sans leur consentement individuel, des substances qui ne sont ni homologuées, ni surveillées, ni contrôlées par Santé Canada et dont la fonction est de prévenir et de réduire l'incidence d'une maladie, la carie dentaire.
Les produits servant à la fluoration mettent sérieusement la santé publique à risque. Ils sont impropres à la consommation humaine parce qu'ils :
- sont classés comme des substances dangereuses et toxiques dans au moins 12 lois et règlements canadiens. Ils font partie de la Liste des substances toxiques de l'Annexe 1 et de la Liste des substances d'intérêt prioritaire, la liste des 40 substances les plus toxiques que l'on puisse imaginer, incorporées dans la Loi sur les produits dangereux du gouvernement du Canada;
- ne sont ni manufacturés, ni empaquetés, ni transportés et ni entreposés dans des conditions sanitaires pour l'alimentation humaine, mais dans des conditions industrielles des industries lourdes;
- ne respectent pas les exigences des «bonnes pratiques de fabrication» de Santé Canada pour un nutriment;
- ne sont pas prouvés sécuritaires parce que les tests de toxicologie nécessaires pour en démontrer l'innocuité pour la santé et l'environnement n'ont jamais été effectués;
- ne sont pas réglementés et surveillés par Santé Canada comme une source alimentaire de fluorure. Ils contreviennent à au moins trois articles du Règlement sur les aliments et drogues;
- sont étiquetés comme toxiques et pour un usage industriel seulement.
Comment est-il possible que ces faits indéniables soient passés sous le radar des ordres professionnels de la santé et de leurs membres? Il était du devoir et de la responsabilité de tout médecin, de tout dentiste et de tout ordre professionnel de la santé de vérifier ces faits. D'autant plus qu'il était facile de le faire. Santé Canada ne réglemente simplement pas les produits de fluoration ni comme médicaments, ni comme produits de santé naturels, ni comme minéraux pour la fortification des aliments, ni comme aliments. Alors que sont-ils légalement? S'ils sont des produits de traitement de l'eau, ils ne peuvent ni éthiquement, ni légalement servir à traiter les gens contre une maladie ou à l'alimentation humaine. S'ils sont des substances toxiques, telles qu'ils sont définis dans 12 lois et règlements, les ajouter à l'eau contrevient non seulement à plusieurs lois, mais devient une offense criminelle. Conséquemment, il est du devoir de tout professionnel de la santé d'aviser les autorités de santé publique concernées que la santé de la population est menacée par l'ajout dans l'eau potable de produits qui sont toxiques, impropres à la consommation humaine et insalubres, et de dénoncer publiquement la fluoration comme dangereuse ou illégale. Où sont les dénonciateurs? Est-ce l'omerta?
Le problème, c'est cette Direction de la santé publique, qui a le devoir de protéger la santé publique et qui, étrangement, fait la promotion d'une mesure toxique, impropre à la consommation humaine et insalubre en contravention avec les lois, de plus, avec l'appui de ces ordres. La Direction de la santé publique serait-elle au-dessus des lois?
Ya-t-il encore un professionnel de la santé en état de conscience éthique?
Gilles Parent, ND.A.
Coauteur de «La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique»