Après la santé, l’éducation dispose du second budget en importance pour les dépenses publiques du gouvernement du Québec. 
Après la santé, l’éducation dispose du second budget en importance pour les dépenses publiques du gouvernement du Québec. 

La décision revient toujours à celui qui paye

POINT DE VUE / La loi 40 a été adoptée. «Sous le bâillon», s’empresse d’y ajouter l’opposition. Une loi qui dérange, parce qu’elle jette par terre un ordre établi et une façon de faire les choses dans laquelle un peu trop de gens se trouvaient confortables.

Nul n’est surpris alors de tant d’opposition. Une opposition qui, plutôt que de participer à l’amélioration de la loi, s’est entêtée à s’y opposer en bloc. Le bâillon n’est une surprise pour personne, c’est la conséquence normale du jeu politique. La loi aurait-elle pu être améliorée? Je crois que oui, si l’opposition avait agi avec intelligence plutôt que par stratégie politique.

Mais au-delà de toute cette esbroufe, il me semble qu’il y a un principe fondamental qui doit s’appliquer : en affaires comme en politique, la décision revient toujours à celui qui paye. Et à ma connaissance, la plus grande partie du fardeau financier de l’éducation est assumée par le gouvernement du Québec.

Bien sûr, le gouvernement avait autrefois mis en place un système qui permettait une gestion régionalisée, avec des administrations formées de gens élus par la population et un pouvoir de taxation. C’était dans le but de la faire participer à la gestion de ses écoles. Cette participation était insuffisante, bancale et le plus souvent contrôlée par une poignée de gens dont on ignorait généralement les noms. Comme des fonctionnaires cadres qui n’auraient pas de supérieurs hiérarchiques et qui ne rendent même pas de comptes à la population parce que celle-ci ne va pas voter. C’étaient de réels petits rois dans leurs royaumes et ces gens prenaient des décisions qui encourraient une partie significative du budget québécois! Désolé les amis, moi je m’attends que mon gouvernement ait plus de contrôle sur l’argent de mes taxes et de mes impôts.

Parce qu’après la santé, l’éducation dispose du second budget en importance pour les dépenses publiques du gouvernement du Québec. Il me semble donc normal que ce soit le gouvernement qui prenne les décisions, à charge pour celui-ci de s’assurer de la meilleure participation possible des utilisateurs des services d’éducation et des gens qui les assurent, et je parle ici des parents, des élèves et des professeurs.

Dans cette situation comme dans toute autre, qui d’autre que celui qui paye peut prendre les meilleures décisions sur la manière de dépenser son argent?