Les maternelles 4 ans est une promesse «phare» que le premier ministre François Legault veut réaliser à tout prix.

La collaboration famille-école est essentielle à la réussite de nos jeunes

En réaction à la chronique «Maternelles : au diable la dépense!» de la journaliste Brigitte Breton parue le 2 mai

Titre accrocheur et je salue la pertinence de cette chronique et la justesse des arguments présentés. J’ajoute une opinion complémentaire.

C’est vrai que M. Legault avait déclaré, en campagne électorale, que les maternelles 4 ans étaient une promesse «phare» qu’il voulait réaliser à tout prix. Par contre, il devrait maintenant revoir sa stratégie et considérer davantage la volonté du ministre Carmant pour un programme de dépistage précoce des troubles du développement, dépistage essentiel et préalable à la réussite éducative. Le besoin est réel et la faisabilité est réaliste sans trop de coûts. J’ai passé ma vie dans le monde scolaire et j’ai trop souvent constaté que l’enfant qui arrive à l’école avec des carences non diagnostiquées est déjà en difficulté d’apprentissage en partant et seul le soutien des enseignants pourra l’aider à cheminer convenablement.

Les nombreux avantages du dépistage précoce sont prouvés. Ainsi l’information fournie aux parents et la suggestion d’outils pour les aider à agir avec leur enfant en plus de l’accompagnement de spécialistes sont nécessaires. Alors, quand l’enfant arrive à l’école, ses parents sont déjà des partenaires plus compétents pour participer à la mise en place d’un plan d’intervention plus efficace parce que ces parents seront de vrais partenaires. La collaboration famille-école devient plus qu’un vœu pieux, elle est essentielle à la réussite de nos jeunes. On semble parfois oublier cette évidence du bienfait d’une collaboration accrue et mieux orchestrée. Des parents plus compétents, des partenaires plus efficaces, plus engagés, plus intéressés, au quotidien, à accompagner leur enfant.

Bref, M. Legault, avant les maternelles 4 ans, considérez ce qui se passe avant, durant la première enfance, et jasez avec M. Carmant. Vous pouvez maintenir votre promesse électorale et, plus intelligemment, agir en aval pour que l’enfant arrive à cette maternelle 4 ans en meilleure santé et mieux outillé pour sa réussite qui le motivera pendant plus des douze années de sa scolarisation.