La beauté de la planète bleue

POINT DE VUE / Les astronautes l’ont observée. Les gens d’écriture en parlent, la chantent aussi mais ne sont pas assez écoutés même s’ils ont le pouvoir des mots.

Les gouvernants en parlent aussi mais pas assez, votent les lois pour que soit respecté l’environnement mais ne semblent pas croire en leur efficacité même s’ils ont le pouvoir «démocratique».

Les industriels sourient aux «pelleteux» de nuages quand ils les entendent parler de la préservation de cette beauté; pour eux, la faim des profits est trop intense et les rend sourds, aveugles même.

Et ces «alerteurs» qui font de l’éducation populaire, trop timide et lente souvent, veulent susciter l’engagement, le changement d’habitudes et les prises de conscience.

Et miracle! Une jeune suédoise, Greta, 15 ans qui, seule d’abord, est allée cogner aux portes du Parlement de son pays pour réclamer des actions efficaces, allumer la mèche de la conscience politique, forcer la réflexion, l’action, la réaction significative. Son exemple, sa naïveté peut-être, la pureté de son propos, sa détermination, ses convictions ont réveillé la jeunesse du monde.

Ce n’est pas un savant professeur universitaire qui est allé cogner à la porte du Parlement, c’est une jeune fille qui n’est ni vedette, ni riche, ni savante, ni porte-parole d’une association écologiste, une jeune fille déterminée qui affirme haut et fort qu’elle veut vivre, survivre sur une planète qui est souffrante, mourante. Elle témoigne de son inquiétude et réclame l’aide de l’État pour agir autrement et forcer une consommation plus responsable. 

Le cri du coeur est entendu, écouté. Notre mère-terre, la nourricière, a besoin de plus de respect, plus de soin, plus d’amour et, surtout, qu’on cesse de l’empoisonner, de l’intoxiquer. Et les jeunesses se lèvent pour appuyer Greta et réclamer aussi des changements, cesser la consommation abusive, favoriser de meilleures habitudes.

La beauté du monde, c’est la beauté de la nature certes et surtout la beauté des personnes, de leur sourire, de leur coeur, de leur enthousiasme. Ces personnes, principalement des jeunes, qui croient en un monde en meilleure santé en posant des gestes, en semant les graines de l’espoir. Ces personnes sont disposées à entretenir le potager, le jardin pour que la planète retrouve sa santé, sa fertilité, sa générosité, sa beauté, la vraie beauté de cette mère qui veut continuer à bien nourrir ses enfants.

En conclusion, l’extrait d’un poème de notre Gilles Vigneault national:

«C’est un enfant qui trouvera
Les mots qui vont sauver le monde
Regardez-les faire des rondes
Avec l’air de n’être pas là
Il arrive à l’hôtel de ville
Il faudra bien le recevoir
Il n,est pas venu pour vous voir
Ni pour jouer l’enfant docile»

Extrait du poème «L’enfant et l’eau»