Donald Trump est une aberration pour la paix dans le monde, un être vil et sans scrupule à qui tout est permis, ou du moins le croit-il.

Je n’irai pas dans le pays du trumpisme

Particulièrement depuis le Sommet du G7, le comportement de Donald Trump, qui est malheureusement le président des États-Unis, m’irrite au plus haut point. Mon degré de tolérance est passé de très très bas à zéro (tout comme la politique états-unienne en matière d’immigration).

Qu’il renie sa signature auprès de pays alliés, qu’il menace les entreprises et les citoyens canadiens d’imposer des tarifs douaniers au niveau de l’aluminium, de l’industrie laitière ou encore de l’industrie automobile, qu’il insulte le premier ministre du Canada, qu’il rende légitime le régime nord-coréen et son dictateur en prétendant avoir sauvé le monde, qu’il sépare les enfants de leurs parents migrants à la frontière de son propre pays, Donald Trump est une aberration pour la paix dans le monde, un être vil et sans scrupule à qui tout est permis, ou du moins le croit-il.

Je ne parlerai pas ici plus longuement de ce triste personnage, les journaux, la télé, la radio et les médias sociaux le font tous les jours abondamment.

Depuis le Sommet du G7, on peut observer que les gouvernements provincial et fédéral essaient de voir comment limiter les dégâts trumpistes auprès des industries et des citoyens canadiens. Je ne voudrais pas faire partie de la délégation de négociateurs auprès du gouvernement trumpiste, cette mission doit être pénible, mais néanmoins essentielle à notre économie. Ainsi, je me suis demandé, comme citoyenne du Québec et du Canada, comment je pourrais contribuer dans ma vie de tous les jours à encourager l’économie d’ici. J’ai identifié deux secteurs importants : l’alimentation et le tourisme.

Au niveau de l’alimentation, je vais privilégier les produits locaux. Les produits provenant du Québec ou du Canada sont très nombreux et facilement identifiables. On peut très bien faire son marché uniquement avec ces produits. Je l’ai essayé! Je vais donc éviter les produits états-uniens.

Au niveau du tourisme, je vais privilégier le Québec, le Canada ou toute autre destination intéressante. Je n’irai donc pas aux États-Unis. Nous sommes combien de Québécois ou de Canadiens à partir chez nos voisins du sud et y dépenser l’argent dédié aux vacances? Pourquoi irions-nous dépenser cet argent dans un pays qui menace constamment nos industries? Nous sommes combien de Québécois et de Canadiens à partir en Floride pour une longue période de six mois? Tout cet argent renforce l’économie états-unienne plutôt que l’économie d’ici. De plus, le gouverneur de la Floride est un fervent républicain. Loin de moi est de penser qu’on ne peut sortir du Canada, au contraire, c’est une richesse de pouvoir voyager. Profitons de l’occasion pour découvrir d’autres pays. Certains diront qu’il y a des problèmes plus importants à régler tels la pauvreté, la santé et l’éducation. C’est précisément le point, cet argent réinvesti ici fera toute la différence ici, chez nous.

Quand les États-Unis redeviendront un pays qui respecte ses alliés, sa parole et les droits humains, je pourrai penser à y retourner.

Un certain John F. Kennedy a affirmé lors de son discours d’investiture en janvier 1961 : «Ne demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, mais ce qu’ensemble nous pouvons faire pour l’Amérique.» N’est-ce pas ironique!

Anne BergeronQuébec