« Serait-il décent de refuser un service public à une femme qui se présente le visage voilé ? La question se pose », indique Lysiane Gagnon.

Jamais sans ma burqa!

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s'oppose au projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l'État, en particulier son article 9, qui oblige un employé de l'État à fournir les services publics à visage découvert1.
En Algérie, un pays à majorité musulmane (de 98 à 99 % de la population), le port du voile islamique est interdit aux policières et aux fonctionnaires. En Tunisie, un autre pays à majorité musulmane, le port du voile islamique est interdit dans les écoles et l'administration en général. Mais pour la CDPDJ, ces interdictions seraient odieuses. Pour elle, il faut non seulement tolérer le voile islamique et le tchador dans l'administration publique, mais aussi le niqab et la burqa. Comment cet organisme est-il tombé si bas?
J'ai une suggestion à faire aux policières qui exercent actuellement des moyens de pression en portant des pantalons de camouflage : laissez tomber cet accoutrement ridicule et vêtez-vous plutôt de tchadors, de niqabs ou de burqas! C'est encore permis!
Pour finir, je félicite le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec de réclamer, de son côté, l'interdiction complète du port de signes religieux pour tous les fonctionnaires, considérant que la neutralité religieuse de l'État s'exprime aussi dans l'apparence de ses employés2.
1. et 2.bit.ly/2fsyoj2
Sylvio Le Blanc, Montréal