Il y a aussi de belles histoires en CHSLD

Il nous est tous arrivé au cours des dernières années d'entendre des histoires d'horreur au sujet des personnes âgées. Maltraitance, soins qui laissent à désirer, violence verbale ou physique.
Malheureusement, les belles histoires font rarement les manchettes. J'aimerais vous raconter une belle histoire, la nôtre. Que peut-on faire quand on voit notre mère entrer dans un CHSLD? On voudrait bien que les gens qui s'en occupent l'aiment autant que nous.
Nous, la famille, les enfants, on peut lui rendre visite, lui parler, la distraire et continuer à l'aimer, mais les soins au quotidien, c'est le personnel qui les donne à notre place. La journée d'un bénéficiaire peut bien se passer ou mal se passer, ils sont dépendants de l'humeur des autres. C'est là que la confiance doit s'installer peu à peu. C'est à force de sourires réciproques, de bonjours et de bons mots que l'on entend dire à notre mère.
Des membres du personnel aux bénévoles en passant par le prêtre, tous créent un environnement favorable à une belle fin de vie, dans l'ombre et la discrétion de chacun d'entre eux.
Au CHSLD de St-Flavien, dans Lotbinière, c'est une belle histoire que nous avons vécue pendant les cinq années et demie que notre mère y a passées. Des gens dévoués, attentifs, aux aguets et souriants nous ont épatés jour après jour. Au hasard de nos visites, jamais de mauvaises surprises. Nous avons eu la chance que notre mère vive à cet endroit.
Quand on quittait la résidence, on partait l'esprit tranquille. «Merci» n'est pas assez pour le personnel du CHSLD de St-Flavien. Cette lettre ouverte se veut une tape dans le dos d'encouragement et de reconnaissance pour ceux qui prennent si bien soin de nos ainés si souvent oubliés.
Carmel Martineau, Lévis