L'auteur estime que c’est un manque d’information sur les réalités vécues dans les centres de formation professionnelle qui empêche la compréhension d’une problématique alarmante. Ce qui a pour effet de ne pas diplômer un nombre suffisant de finissants prêts à l’emploi.

Il faut former plus de travailleurs spécialisés

Ces derniers jours, dans les médias comme les journaux, la télé, etc., on ne parle que de cette réalité criante d’un manque de main-d’œuvre.

La réaction de nos élus est pour le moins surprenante. En effet, au bulletin de nouvelles, à la télé, nous avons entendu que compte tenu de cette rareté, le gouvernement du Québec est prêt à supporter les entreprises en investissant afin de les aider à recruter à l’étranger.

C’est super! Par contre, ce qui ne va pas, c’est le manque d’information de nos élus sur la réalité concrète de ce qui se vit dans nos centres de formation professionnelle. Ceux-là mêmes qui forment la main-d’œuvre qualifiée de demain. Le manque d’inscription pour les métiers en grande demande. Les causes peuvent être multiples, le manque de valorisation des métiers, le manque de publicité, etc.

Donc, les cohortes sont petites depuis plusieurs années et à plusieurs moments celles-ci ne démarrent pas à 10 ou 11 personnes inscrites. Ça, c’est le problème. Ainsi, chaque fois qu’une cohorte ne démarre pas, c’est un bassin de travailleurs spécialisés que les entreprises en besoin n’auront pas. Pourquoi, avec cette nouvelle réalité, nos élus ne font-ils pas une pression énorme en collaboration avec les entreprises pour que l’argent soit distribué aux bons endroits?

Je crois que c’est un manque d’information sur les réalités vécues dans nos centres qui empêche la compréhension d’une problématique alarmante. Ce qui a pour effet de ne pas diplômer un nombre suffisant de finissants prêts à l’emploi.

Message à nos élus, venez voir ce qui se passe dans nos centres de formation professionnelle et je suis convaincu que le Québec en sortira gagnant.

Avant d’investir pour aller chercher de la main-d’œuvre étrangère, commençons par le commencement. Prenez le même investissement d’argent et injectez-le en formation professionnelle en démarrant de plus petits groupes. Nous avons toutes les infrastructures et les ressources nécessaires pour former notre main-d’œuvre de demain. Ne manque que la volonté suivie des dollars.

En investissant aujourd’hui, demain nos futurs travailleurs rembourseront les investissements faits par notre société en travaillant dans nos entreprises.

Richard Martel, Québec