«La vente de surplus d’hydroélectricité à la Ville de New York pourrait représenter une occasion économique intéressante pour le Québec, tout en permettant à la métropole américaine de réduire son empreinte écologique», écrit l'auteure de cette lettre d'opinion.

Hydroélectricité: l’exemple du maire de New York

POINT DE VUE / La vente de surplus d’hydroélectricité à la Ville de New York pourrait représenter une occasion économique intéressante pour le Québec, tout en permettant à la métropole américaine de réduire son empreinte écologique.

Lorsqu’il a manifesté son intérêt pour l’hydroélectricité québécoise, le maire de New York, Bill de Blasio, a cependant tenu des propos qui portent à réflexion : «Les énergies fossiles doivent demeurer à leur place dans le sol», a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idées, on est en droit de se demander comment le premier ministre, François Legault, peut concilier sa promotion de l’hydroélectricité auprès du maire de New York, et son appui aux projets comme Gazoduq et Énergie Saguenay, qui visent à exploiter du gaz fossile obtenu par la fracturation hydraulique émettrice d’une très grande quantité de GES.

Le premier ministre Legault ne devrait-il pas suivre l’exemple du maire de New York et cesser d’encourager le développement de nouveaux projets d’exploitation d’énergies fossiles?

Force est de rappeler que le prix Nobel d’économie a été remis à deux précurseurs de la croissance verte en 2018 et qu’il est possible de produire du gaz naturel renouvelable et du biodiesel à partir de nos propres déchets domestiques et de nos résidus forestiers, ce qui créerait davantage d’emplois en amont chez nous, plutôt que de favoriser l’exploitation d’énergie fossile albertaine.