Des gens blessés sous le choc dans une rue de Delmas le 13 janvier 2010, au lendemain du terrible séisme,

Haïti, 12 janvier 2010, je me souviens!

POINT DE VUE / C’est dans un restaurant de Québec, autour de 19h le 12 janvier 2010, juste avant d’aller au cinéma, que j’ai appris par la radio que près de 200 000 personnes avaient péri, selon un premier estimé, à la suite d'un séisme d’une magnitude de 7, survenu à 16h53. Évidemment la triste nouvelle avait donc déjà fait le tour de la planète depuis quelques heures.

Je me souviens avoir fermé les yeux en apprenant cette tragédie et avoir eu une pensée profonde pour le peuple haïtien et pour tous ces êtres disparus si subitement. Le tremblement de terre n’aura duré qu’à peine 30 secondes, mais il fut dévastateur. Je me suis alors demandé si j’avais encore le goût d’aller passer ma soirée au cinéma. La vie devait suivre son cours, comme on dit. Alors j’y suis tout de même allé.

En revenant chez mes amis, en fin de soirée, puisque j’étais en visite chez eux à Québec, j’ai pu constater de visu à la télé toute l’ampleur du drame. Mes amis n’étaient pas encore couchés et nous avons passé presque la nuit debout, tant nous fûmes ébranlés par ce qui s’était passé à Haïti.

Le matin, café en main, je suis allé cueillir Le Soleil de Québec à la porte de l’appartement de mes amis. Et j’ai vu alors cette photo troublante en première page du journal, où on voyait une jeune fille debout sur les décombres du séisme en plein cœur de Port-au-Prince, me semble-t-il. Et j’ai alors fondu en larmes. Le reportage du Soleil était fort bien élaboré et offrait déjà des informations pertinentes même si le séisme avait eu lieu un jour plus tôt.

J’imagine que, comme moi, plusieurs d’entre vous se souviennent exactement où ils étaient le 12 janvier 2010 lorsqu’ils ont été informés de ce tragique événement qui aura marqué le début de la dernière décennie. La reconstruction du pays par la suite fut longue, laborieuse, parfois même conflictuelle. Le pays a toujours besoin d’aide.

Aujourd’hui, dix ans plus tard, le peuple haïtien est toujours endeuillé et arrive à peine à refermer ses blessures. Je lui souhaite tout le courage et la paix qu’il mérite.