Frais de stationnement: comparer des poires et des oignons

POINT DE VUE / En réaction au Point de vue «Le prix du stationnement dans les hôpitaux, presque une aubaine» de Jean Livernois paru le 5 septembre.

Le texte de Jean Livernois m’a jeté à terre. Il a comparé des poires avec des oignons.

Notre système médical québécois n’a rien à voir avec le système médical américain. D’ailleurs, des Québécois quittent les États-Unis six mois par an pour revenir au Québec afin de conserver leurs services médicaux.

Nos impôts provinciaux paient pour le système de santé au complet (qui oublie ça!), quand nous sommes les plus taxés. Les Américains n’ont pas d’assurance-maladie publique. Mais ce n’est pas gratuit pour nous. Si je calculais les montants de mes impôts payés et alloués pour l’assurance-maladie depuis que je reçois un revenu, je crois que ça ferait un beau magot qui correspondrait à ce que les Américains paient. Ex. : parmi les gens qui ont le cancer ici, plusieurs doivent faire faillite car certains médicaments ne sont pas assurés, pas d’assurance-invalidité, perte de salaire, dépenses augmentées avec la fréquence des traitements et payer des accompagnateurs qui doivent stationner près des hôpitaux.

Que quelqu’un me prouve que les revenus de stationnement retournent aux hôpitaux. Les stationnements des hôpitaux que j’ai visités récemment sont gérés par des entreprises privées. Quand les entrées et sorties sont automatisées par une barrière, ça ne coûte pas cher à opérer. Alors les frais de stationnement devraient représenter un prix raisonnable correspondant aux coûts réels et un profit raisonnable et un amortissement raisonnable aussi.

Si ça ne dérange pas le budget de M. Livernois de payer pour des stationnements, c’est qu’il a un revenu supérieur à la moyenne. Mais on peut quand même compatir avec ceux qui n’ont pas ce revenu.

Donc, il faut bouger tôt pour faire cesser les augmentations inappropriées ou exagérées.

M. Livernois mélange aussi le sujet des frais de stationnement avec les conducteurs qui utilisent Nez Rouge et les accidentés victimes de conducteurs avec facultés affaiblies.

Tant qu’à faire, parlons de toutes les causes qui amènent les citoyens à utiliser les services médicaux.

En conclusion, il vaut mieux ne pas avoir besoin des services de santé et être vigilant des augmentations de tarifs injustifiés de toutes sortes dont, pour le moment, les stationnements des hôpitaux.