Feu vert pour les voyages à l’étranger pour les citoyens américains

André Verville
André Verville
Lévis
POINT DE VUE / Ça ne surprend personne. Quand on a le pire bilan mondial sur la prévalence de la COVID-19 au sein de sa population, pourquoi s’inquiéter de voir ses citoyens quitter le pays?

Ils et elles auraient alors toutes les chances de réduire leur risque en se retrouvant dans des pays plus sûrs que le leur. Moins exposés que s’ils étaient restés à la maison, on n’aurait même pas à les mettre en quarantaine à leur retour! L’éventualité de contribuer eux-mêmes à la prolifération du coronavirus dans le monde ne semble même pas en effleurer l’esprit des autorités.

Conséquence directe de la doctrine trumpiste, cette image d’un pays qui ne pense qu’à ses propres intérêts et qui se fout éperdument du reste de la planète se dessine de manière de plus en plus claire. À l’évidence, Donald Trump a réussi son pari : son Amérique est redevenue Great. Le problème, dont on semble faire peu de cas pour l’instant aux États-Unis, c’est ce que ça signifie pour le reste du monde.

À force de s’élancer seul aux buts sans jamais faire de passe à ses coéquipiers, il se trouvera un jour de moins en moins de pays dans le monde intéressés à faire équipe avec lui. Great, mais seul dans son coin et sans amis, ça risque d’être dur pour le moral.