FEQ: soyons fiers de la culture française

Depuis plusieurs années, le Festival d’été est tourné en Fête de la culture anglophone. Pourtant, Québec est une ville francophone qui avait une marque de commerce à titre de berceau de la culture francophone en Amérique du Nord.

Québec suscite l’intérêt international comme étant une ville francophone; les touristes de tous les horizons viennent nous visiter pour nous entendre parler et vivre en français. Pour les touristes, l’offre anglophone offre peu d’intérêt; tous ces spectacles étant disponibles chez eux. Pourquoi alors venir à Québec?

C’est exactement le genre de commentaires que l’on reçoit lorsque l’on converse avec des touristes anglophones déçus de notre comportement erratique face à notre propre culture. Même avec l’hypothèse que tous les spectacles du Québec et de la France sont en français; les deux tiers des spectacles sont en anglais.

Qui plus est, tous ces artistes anglophones étrangers viennent ici cueillir leurs cachets et repartent chez eux avec cet argent tiré de notre région. N’oublions pas les subventions reçues et les coûts supplémentaires absorbés par la Ville de Québec en frais de toutes sortes (police, pompiers, employés municipaux, etc...). Tout festival exige ces frais maintenant dans le contexte de sécurité actuel?

Dans le même ordre d’idée, entendre un musicien de rue avec un répertoire anglophone n’a rien de bien édifiant non plus. Le caractère francophone de notre région est sérieusement entaché par notre comportement de colonisés.

Une sérieuse remise en question s’impose; sommes-nous fiers ou non de notre culture française?

Henry Jenkins, Québec