On voit «des gens seuls portant un masque en marchant à l’extérieur ou en conduisant leur voiture, jusqu’aux fêtards qui se regroupent en se vantant de ne pas avoir peur d’attraper la maladie, il y a là une très belle variété. Un peu trop peut-être?» écrit André Verville de Lévis.
On voit «des gens seuls portant un masque en marchant à l’extérieur ou en conduisant leur voiture, jusqu’aux fêtards qui se regroupent en se vantant de ne pas avoir peur d’attraper la maladie, il y a là une très belle variété. Un peu trop peut-être?» écrit André Verville de Lévis.

Faut-il vraiment de tout pour faire un monde?

POINT DE VUE / C’est pourtant ce que dit l’adage, ancêtre du concept de la biodiversité. Les comportements humains devant le risque de transmission de la COVID-19 en sont un bel exemple, parce qu’actuellement, on voit beaucoup d’extrêmes et peu de cohérence.

Des gens seuls portant un masque en marchant à l’extérieur ou en conduisant leur voiture, jusqu’aux fêtards qui se regroupent en se vantant de ne pas avoir peur d’attraper la maladie, il y a là une très belle variété. Un peu trop peut-être?

La protection communautaire contre la transmission de la maladie est une affaire de chiffres et de statistiques. On l’a vu avec les milieux de soins de longue durée, ce sont les concours de circonstances qui créent les opportunités d’éclosions et de pertes de contrôle.

Pour les prochains mois, il serait dommage que tout le «travail» de protection par des procédures et gestes barrières soit assumé par une frange plus disciplinée de la population, en même temps qu’il pourra être réduit à néant par son alter ego, celui des je-m’en-foutistes.

Un autre scénario est tout aussi sournois. Des mesures sanitaires sans fondement ou réelle nécessité, qu’elles soient volontaires ou imposées, risquent d’éroder la capacité humaine à évaluer le risque à la vraie hauteur de ce qu’il représente et à s’y adapter en conséquence. L’attitude des provinces maritimes face à une prévalence presque nulle du coronavirus dans leur région du Canada vient rapidement à l’esprit.

Oui, on a besoin d’une diversité d’opinions pour avancer dans le champ de mines que représente notre proche avenir collectif, mais ça ne signifie pas qu’on doive se rendre aux extrêmes de part et d’autre du gros bon sens. Dans notre vie de tous les jours, les mesures de protection d’une salle d’opération n’ont pas plus leur place que les promiscuités d’une cage d’ascenseur à l’heure de pointe.