Et si on remettait les enfants au coeur de nos priorités...

Vingt ans après l'adoption de la politique familiale qui a donné naissance au réseau des centres de la petite enfance (CPE), il est temps de faire le point sur cet héritage aujourd'hui menacé par nul autre que le gouvernement du Québec.
Un triste développement pour un modèle unique, qui a fait ses preuves tant pour les familles que pour l'ensemble de la société québécoise. La modulation des tarifs, le crédit d'impôt pour frais de garde, les coupes et compressions dans le réseau public ne sont que quelques exemples des moyens pris par le gouvernement pour favoriser outrageusement le réseau des garderies privées.
Le bien-être des enfants avant tout
En 1997, nous avons choisi le bien-être de nos enfants. Cette orientation stratégique faisait largement consensus dans l'ensemble de la société québécoise. Aujourd'hui, de façon unilatérale, sans consultation véritable, le gouvernement libéral la remet en question. C'est irresponsable. 
Il est urgent que nous réfléchissions ensemble à l'avenir de cette richesse collective, premier maillon fort de l'éducation, afin de la préserver et même de continuer à la développer.
Nous en aurons l'occasion dans le cadre du Sommet sur l'éducation à la petite enfance, organisé par l'Association québécoise des centres de la petite enfance, qui aura lieu dans les prochains jours dans la métropole. 
Des fondations toujours solides
Cette réflexion devra nécessairement se faire en rappelant les grands fondements sur lesquels reposait cette politique familiale: l'accessibilité, l'universalité et la qualité.
De grands principes qui ont plus que jamais leur raison d'être et qui sont partagés par l'ensemble des membres de notre centrale, la CSQ, notamment par les éducatrices en CPE et les responsables d'un service de garde en milieu familial public, régi et subventionné. Des professionnelles qui ont sincèrement à coeur le développement de nos enfants.
Ensemble pour la petite enfance
C'est ensemble, il y a 20 ans, que nous avons fait ce choix de nous doter de services de garde publics éducatifs à l'enfance. C'est ensemble que nous devons aujourd'hui renouveler ce choix stratégique pour l'avenir du Québec: c'est une question de volonté.
Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)