Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur.

Et si Monsieur Francoeur était un lanceur d'alerte?

Quand le premier ministre Philippe Couillard et la ministre de la Justice Mme Stéphanie Vallée, s'en prennent à ceux qui posent les questions, en leur reprochant de politiser le débat, ils oublient que le débat est politisé au départ, puisqu'il porte sur des allégations concernant des libéraux. Comment peut-on à ce point, ne pas voir l'évidence! Leurs reproches contribuent à miner un peu plus la confiance des citoyens en la justice.
Quand on demande directement à des individus s'ils ont confiance en l'UPAC, au DPCP... etc, cela me semble une tentative de museler les poseurs de questions. On peut très bien avoir confiance en ces individus ou pas et vouloir améliorer le processus qui a, au plan strictement structurel, toutes les apparences de la partisannerie.
Des organismes ayant à leur tête, des gens nommés par les libéraux, vont enquêter sur des allégations portant sur des libéraux. L'enquête qu'ils vont faire, va-t-elle  aboutir justement à cet endroit, qui est questionné par les allégations, là où ça bloque? Où est l'apparence de justice dans tout ça?
De plus, on semble vouloir disqualifier les allégations et les questions,  avec l'argument que ce serait tellement un gros scandale... que ça ne se peut pas. Mais la question qui est posée ici, c'est justement : et si c'était ça?
De plus, le refus du premier ministre Couillard de nommer au 2/3 des votes, à l'Assemblée nationale, ceux qui occupent les postes stratégiques, à la tête de l'UPAC, du DPCP, et de SQ et des polices SPVM et SPVQ, ce refus-là dis-je, fait à lui seul bien plus de tort à la confiance en la justice des citoyens, que son pseudo argument de ne pas vouloir politiser un débat qui implique dès le départ des libéraux. Mais pour qui nous prend-on? Vite, un juge nommé en concertation par les oppositions, ne serait-ce que pour compenser toute cette apparence de partisannerie libérale qui est déjà incluse dans la structure et le débat.
Gisèle Filion, Montréal