Le premier ministre Philippe Couillard

Et l'imputabilité, M. Couillard?

En corollaire avec les accusations graves de complot, d'abus de confiance, de fraude envers le gouvernement et de corruption de fonctionnaires portées contre Nathalie Normandeau, ressortent les pratiques illégales de financement du Parti libéral du Québec, qui avait érigé en système des retours d'ascenseur qui garnissaient généreusement la caisse du parti.
Aujourd'hui, le premier ministre Couillard invoque le fait que les «moeurs politiques ont changé» depuis l'adoption de la nouvelle Loi sur le financement des partis politiques. Toutefois, considérant le fait que les accusations de l'UPAC couvrent la période de 2000 à 2012, les goussets se sont remplis d'argent «sale» qui a servi à défrayer les coûts des campagnes électorales du parti.
De plus, il est fort probable que les intérêts générés par ces manoeuvres frauduleuses garnissent encore aujourd'hui les goussets du PLQ. Conséquemment, Philippe Couillard, en toute honnêteté, ne peut pas balayer du revers de la main cette réalité et doit, en tant que chef du PLQ, démontrer l'imputabilité qui lui incombe en dégraissant la caisse du parti des sommes recueillies frauduleusement.
Henri Marineau, Québec