En 2020, prioriser l’environnement sur le plan individuel

POINT DE VUE / Les individus, dans leur vie personnelle, peuvent jouer un rôle important pour prioriser l’environnement. Cette priorisation peut se faire principalement par cinq actions de réduction. Celle de la grandeur des logements, de la taille des voitures, des voyages en avion, de la consommation de viande et enfin de l’achat de vêtements. Même si on parle ici de réduction, il peut en résulter des gains non seulement pour l’environnement, mais pour les personnes elles-mêmes.

La diminution de la grandeur des logements

Même si la taille des maisons a diminué entre 2000 et 2007 au Canada, passant de 2300 pieds carrés (pc) à 1900 pc, elle est encore beaucoup plus grande que celle des Britanniques (800 pc) et des Chinois (600 pc). Nos logis n’abritent d’ailleurs que 2,5 personnes en moyenne en raison principalement du phénomène du «nid vide», c’est-à-dire des logements où résident un couple ou une personne seule depuis que les enfants sont partis, laissant leurs chambres inoccupées. Il n’y a souvent que des raisons sentimentales qui retiennent les gens de déménager dans un logement plus adapté à leurs besoins réels.

La réduction de la taille des voitures

La taille des véhicules ne cesse d’augmenter au Québec. À titre d’exemple, on a doublé en sept ans le montant d’argent dépensé pour acheter des camions légers. Même si les avancées technologiques font en sorte que les nouveaux véhicules polluent moins, l’effet s’annule lorsqu’on considère que toute la flotte de nouveaux véhicules a tendance à augmenter de tailles et de poids. Les Québécois ne s’en tiraient pourtant pas si mal, il y a quelques années, avec une majorité de voitures compactes.

La limitation des voyages en avion.

L’avion est responsable de la production de 5 % des GES et le nombre d’utilisateurs est en croissance rapide. À titre d’exemple, il a cru de 6.2 % en 2018 à l’aéroport international Jean Lesage à Québec. Choisir une destination vacance est souvent un geste spontané, mais aux conséquences considérables sur l’environnement. Opter pour la Gaspésie plutôt que la Chine par exemple peut, sans réduire le plaisir de voyager, réduire par dix la production de GES. C’est sans compter que voyager au Québec diminue le stress des aléas des aéroports, les difficultés avec les langues et les monnaies étrangères, la nécessité de prendre une assurance-maladie spéciale, etc. Voyager plus souvent local peut donc présenter bien des avantages pour soi et pour l’environnement.

La diminution de la consommation de viande

La consommation de viande a des conséquences considérables sur l’environnement. Selon un rapport de la FAO, l’industrie de l’élevage et de la production laitière produit 18 % de tous les GES. Actuellement, 75 % des terres cultivées dans le monde sont mobilisées pour nourrir les bestiaux. Réduire sa consommation de viande rouge et particulièrement de bœuf est un geste important si on veut prioriser l’environnement. En plus de préserver la biodiversité, la réduction de la consommation de viande est meilleure pour la santé, le portefeuille et le bien-être animal. 

Réduire l’achat de vêtements

L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante sur terre. Il y a production de 150 milliards de pièces de vêtements chaque année sur la planète. Les Québécois (et ce sont surtout les Québécoises) achètent 26 kg de textiles par an et en jettent 23 kg durant la même année. En plus de produire des quantités considérables de GES, les textiles nécessitent beaucoup d’engrais, de pesticides et d’eau dans leur cycle de vie. Il existe plusieurs façons de réduire sa consommation de textiles. On peut, en plus de refuser de suivre la mode, échanger ses vêtements avec des parents et amis (particulièrement facile pour le linge d’enfants), réparer ses textiles et acheter ses vêtements dans les friperies.

Ces cinq manières de prioriser l’environnement, que nous vous proposons en 2020, peuvent produire des gains considérables pour la planète. Elles sont aussi une invitation à vivre plus simplement. En effet, moins consommer diminue le besoin d’argent, ce qui permet de moins travailler et de gagner du temps à investir pour soi, sa famille et sa communauté et en définitive de vivre plus heureux.