Il est un peu tôt pour présumer que Philippe Couillard et le PLQ mèneront une lutte à finir contre la CAQ lors des élections générales de 2018.

Élections 2018: pas si vite

Il aura suffi de deux sondages et d'un projet de convergence avorté pour que la prochaine élection au Québec soit considérée comme jouée. Le pouvoir se déciderait donc entre la CAQ et le PLQ. Peut-être. La dynamique de précédentes élections devrait cependant nous garder de tout pronostic.
À l'aube de l'élection québécoise de 2014, les choses de présentaient plutôt mal pour le PLQ et son chef, ce dernier ne semblant avoir aucun bon réflexe politique. Quant au PQ il nageait en eaux majoritaires. Le mauvais début de campagne de ce dernier, combiné à l'entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, devait cependant tout chambouler. Le PQ perdit des points pendant que la CAQ était marginalisée dans ce débat sur la souveraineté. Certains prévoyaient d'ailleurs sa disparition. Finalement, si la campagne avait duré une semaine de plus, ce serait probablement la CAQ qui serait aujourd'hui l'opposition officielle. 
Plus récemment encore, lorsque Jean-François Lisée s'est lancé à la course à la succession de PKP, presque tout le monde (dont moi) pensait qu'il n'avait aucune chance et que le couronnement d'Alexandre Cloutier était acquis. Finalement... 
On pourrait additionner les exemples de ce type ces dernières années qui nous amènent à une seule leçon : ne présumons pas trop vite du résultat des prochaines élections.
Eric Alvarez, Québec