Église: enfin le dévoilement de tant de souffrances cachées

Depuis 1980, j’ai été profondément touchée par une réalité «bouleversante», le désordre sexuel de membres de l’Église. Étant donné que ce qui est caché tue, il me fallait faire connaître à qui de droit ces horreurs pour qu’elles soient traitées.

Mais en vain, j’ai récolté la violence et le rejet de membres influents de l’Église et d’institutions religieuses. Devant l’échec, je me suis davantage consacrée à aider les personnes à deux niveaux : les victimes et celles qui faisaient le mal. 

Comble de malheur, les dernières années un dénommé Franck Tremblay que je n’ai jamais rencontré avec l’appui d’une journaliste Magalie Lapointe que je ne connais pas se font les porte-paroles de deux victimes d’un prêtre et de religieux en dénigrant faussement ma personne et ma mission. Leurs propos à mon sujet sont tout le contraire de ce que j’étais et faisais. Ce fut une confusion totale m’empêchant ainsi de poursuivre mes dénonciations contre une Église silencieuse qui laissait les victimes à elles -mêmes. C’était à n’y rien comprendre.

Maintenant que le film : Esclaves sexuelles de l’Église... auquel j’ai collaboré m’ouvre un nouvel horizon, je souhaite que les médias qui m’ont crucifié injustement puissent reconnaître leurs erreurs et me laisser libre expression.

Je dois avouer péniblement que les dévoilements qui se font au sujet de l’Église sont uniquement la pointe de l’iceberg.

J’ai toujours été grandement solidaire des victimes d’une institution qui a dominé et écrasé des personnes de tout âge.

Fallait-il attendre 40 ans pour ouvrir la porte?

Les pardons demandés ne suffisent pas. Il faut un changement radical.

Je poursuis ma mission avec peine et espérance.