La présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

Eddy Savoie doit cesser de mettre des bâtons dans les roues à la relance d'un hôtel au Concorde

Depuis qu'il a annoncé son intention de faire l'acquisition du Concorde et de le transformer en résidence pour personnes âgées, Eddy Savoie fait fi du consensus des intervenants sociaux et économiques de la ville de Québec qui souhaitent maintenir une vocation hôtelière.
Dès qu'il a mis la main sur l'hôtel, M. Savoie n'avait qu'une idée en tête: changer la vocation hôtelière de l'établissement même si la Ville de Québec lui avait indiqué clairement qu'elle souhaitait le maintien intégral de la vocation hôtelière, et ce, au même titre que la ministre responsable du patrimoine de Québec, Mme Agnès Maltais et du ministre du Tourisme, Pascal Bérubé. Voyant qu'il ne pouvait pas y parvenir, il se tourne vers un mystérieux groupe d'investisseurs qui cherchent à modifier la vocation hôtelière en transformant une bonne partie des chambres en condos.
M. Savoie n'est pas un homme qui accepte qu'on lui tienne tête et il n'accepte surtout pas la critique. Il faudrait en parler à l'Association québécoise de la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées du Québec qui ont soutenu Madame Pierrette Thériault-Martel dans une poursuite bâillon de 400,000 $ qu'Eddy Savoie a intenté contre elle. Imaginez, celle-ci avait eu le culot de critiquer les services que recevait sa mère au CHSLD de Saint-Lambert-sur-le-Golf. La Cour Supérieure a rejeté l'action, et ce, à un stade préliminaire, avant même qu'un procès soit tenu, déclarant la poursuite abusive. Non satisfait du jugement, il a traîné la dame devant la Cour d'appel où, une fois de plus, il a été débouté. Il devra à son tour payer des dommages et intérêts à cette dame. Mais, il conteste maintenant les dommages qu'il doit payer.
Dans le dossier du Concorde, M. Savoie, persiste et signe. D'abord, que fait-il dans le dossier du Concorde au juste? Un facilitateur pour la vente ? La région n'avait pas besoin d'un héros, surtout pas en la personne de M. Savoie. Alors que la préoccupation doit être avant tout la relance de cet hôtel pour le bien de l'industrie touristique et de l'économie régionale, nous assistons à un enlisement dans un show loufoque. Des acheteurs mystérieux, un sosie de Tony Magi, des condos à vendre dans des publicités destinées à une clientèle aisée et un porte-parole qui ne cesse de se contredire avec des déclarations les unes plus invraisemblables que les autres. Comment s'y retrouver ?
Un autre aspect nous questionne et concerne les possibles acheteurs de chambres en condos. Quels investisseurs sérieux injecteraient des sommes importantes pour acquérir ces chambres en sachant que l'édifice et le terrain sont frappés d'un bail emphytéotique appartenant à la famille Adams et qui prend fin dans 54 ans! De surcroît, afin de mêler davantage les cartes, on en rajoute une couche. M. Savoie accuse le maire de vouloir faire avorter le projet de condo-hôtel afin de favoriser un opérateur hôtelier, en particulier, qui serait intéressé à maintenir la vocation hôtelière du Concorde. Ensuite, il affirme que la réglementation est modifiée dans le seul but de privilégier la belle-soeur du maire Labeaume qui est directrice générale d'une résidence pour personnes âgées. N'importe quoi dans la stratégie de M. Savoie pour embourber davantage ce dossier. Tout un « facilitateur »!
Si M. Savoie est de bonne foi et il veut véritablement « faciliter » la vente et qu'en plus il vend l'hôtel au prix qu'il souhaite, quel est son problème de vendre celui-ci à des vrais opérateurs hôteliers qui souhaitent maintenir à 100 % la vocation hôtelière? Car il y'en a! Dans les faits, M. François Rioux, président du Groupe Riotel a signifié au Journal Le Soleil son intention de se porter acquéreur de l'hôtel. On nous indique également qu'il y aurait un autre groupe d'investisseurs qui voudraient aussi opérer l'hôtel. En vendant l'hôtel à un vrai opérateur hôtelier, M. Savoie ferait une pierre deux coups: il aura son argent et la région verra son joyau de la Grande-Allée repartir à nouveau.
Au départ, M. Savoie cherchait à se faire un nom dans la région de Québec. Croyez-nous Monsieur, c'est mission accomplie! Maintenant, comportez-vous avec un peu d'éthique, priorisez les acheteurs potentiels qui ont à coeur la poursuite des activités hôtelières dans le bâtiment du Concorde en mettant de côté votre « groupe mystérieux » et ceci pour le bien de la région et dans le respect du consensus des intervenants municipaux, politiques et sociaux-économiques!
Ann Gingras pour le Comité exécutif de CCQCA (CSN)