Le traversier NM Peter-Fraser

Échouement du NM Peter-Fraser: une réponse adéquate

Suite à l'échouement du traversier NM Peter-Fraser, nous tenons à partager quelques constatations avec la population et avec les autorités concernées.
Cette interruption de service a vite démontré la nécessité du traversier pour assurer les activités très diversifiées de notre vie courante : transport de personnes, de véhicules, de camions, d'essence et de toutes les marchandises nécessaires au quotidien. En tant qu'insulaires, nous sommes confrontés à toutes sortes d'imprévus et ce bris fait partie des éventualités que nous acceptons d'emblée. Il n'y avait donc pas de crise, mais une situation imprévue à laquelle nous avons dû faire face. 
Immédiatement après l'incident, les membres du personnel de la Société Inter-Rives et ceux de la Société des traversiers du Québec (STQ) ont tout mis en oeuvre pour minimiser les effets de cette interruption de service. On a rapidement communiqué avec les détenteurs de réservations et une liste fut établie selon l'ordre chronologique des entrées de réservation tant pour les passagers que pour les véhicules pour lesquels une autorisation restreinte de sortie avait été accordée par Transports Canada. 
Dès le lendemain, des recherches pour trouver une barge adaptée à nos conditions de navigation et d'accostage étaient entamées et le soir même, une embarcation de type zodiac était en service pour le transport des personnes et celles-ci ont pu compter sur le soutien bienveillant de l'équipage pour assurer leur confort et minimiser les inconvénients du transport de bagages. Certains insulaires ont cédé leur place au profit de visiteurs, fort nombreux en cette fin de semaine de congé. 
Dans les jours qui ont suivi, un service de prêt de voitures fut mis à la disposition des insulaires afin de leur permettre de se déplacer sur la terre ferme pour se rendre à leurs rendez-vous ou simplement faire des emplettes. Un service de navette a aussi été mis en place sur l'Île pour que les personnes sans moyen de transport puissent se rendre à leur destination. Après de nombreux contacts, une barge fut mise en service. Un bateau passager couvert nous est aussi arrivé ces derniers jours.
Somme toute, ce qui devait être fait a été fait. Bravo à toutes ces personnes qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour atténuer les effets négatifs de la mise hors service du traversier. Le traversier est revenu en fonction le 17 juin à 8h après 28 jours d'inactivité. Ce délai peut paraître long, mais compte tenu de la complexité des réparations à être effectuées et de la bonne collaboration entre la STQ et le chantier maritime Océans de l'Île-aux-Coudres, tout s'est déroulé promptement.
Dans l'ensemble, la très grande majorité des usagers ont été satisfaits des mesures palliatives rapidement mises en place. Aucun citoyen dans le besoin n'a été lésé, car l'approche était de gérer selon les priorités établies de concert avec la municipalité.  
Rappelons que nous avons été informés que la STQ, bien au fait de ce contexte particulier, compte revoir son plan de mesures relatives au service de remplacement lors de situations imprévues, telles que celles qui ont été vécues ce printemps. De plus, à la suite d'une rencontre avec M. Jean D'Amour, ministre délégué aux Affaires Maritimes, qui a eu lieu à Québec le 15 juin dernier, il a été convenu qu'un comité, composé de représentants de la STQ, du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, de la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et de la Société Inter-Rives, serait créé afin d'établir un plan d'urgence pour faire face à une éventualité semblable si elle se représentait dans le futur.
Gilbert Delage, président de la CPICIV
Guy Langelier, président de la Société Inter-Rives
Jean-Paul Deschênes, citoyen
Bernard Gagnon, citoyen