Les négociations du personnel de l'éducation de la Commission scolaire Kativik piétinent.

Deux poids deux mesures pour les élèves autochtones

Près d'un an et demi après le règlement de la convention collective dans le secteur public, les négociations du personnel de l'éducation de la Commission scolaire Kativik piétinent et le gouvernement s'en lave les mains. Sans égard aux besoins des élèves autochtones comme aux conditions de travail injustes du personnel enseignant, professionnel et de soutien touchés. C'est scandaleux.
C'est à se demander s'il n'y a pas deux systèmes d'éducation publique au Québec. Un, au Sud, qui mérite l'attention du gouvernement pour ceux qui habitent au Sud, et l'autre, abandonné à lui-même, pour les populations du Nord.
La question mérite d'être posée. En effet, les élèves et le personnel de la Commission scolaire Kativik sont actuellement pris en otage dans des négociations qui, depuis deux ans et demi, n'ont jamais démarré sérieusement. Tout cela par la faute de la commission scolaire dont la mauvaise foi a été constatée par le Tribunal administratif du travail. C'est pitoyable.
Récupération politique
Ce qu'il faut savoir, c'est que la direction et les administrateurs de la Commission scolaire Kativik ont récupéré cette négociation à leurs propres fins politiques. En effet, plutôt que de négocier sérieusement pour améliorer les conditions de travail du personnel ainsi que les services aux élèves, ils n'en font rien. Ils cherchent ainsi à faire pression sur le gouvernement pour obtenir des concessions politiques, cela au détriment de l'éducation dans le Nord.
Ce chantage a assez duré. Les élèves, leurs parents et le personnel de l'éducation ont été suffisamment pénalisés : il est temps que le gouvernement du Québec assume ses responsabilités et ramène la Commission scolaire Kativik à l'ordre afin que de véritables négociations aient lieu.
Travailler dans le Nord représente déjà un défi suffisamment important sans qu'on abandonne le personnel à lui-même. Les enfants et le personnel de l'éducation du Nord ne valent certainement pas moins que les autres. Il est urgent que la commission scolaire et le gouvernement le réalisent. 
Larry Imbeault, président de l'Association des employés du Nord québécois 
Diane Jacques, présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels de l'Ouest de Montréal