Alors que quelques milliers de syndiqués du front commun ont manifesté, mardi au centre-ville de Montréal, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, les a prévenus qu'il attendait d'eux une contre-proposition proche de celle qu'il a déjà déposée au plan monétaire.

Deux poids deux mesures

Il est regrettable de constater la vision de nos dirigeants en ce qui a trait aux conditions de travail de leurs employés, tant au palier municipal que provincial et fédéral.
Quand vient le temps de remplacer un cadre supérieur ou un dirigeant de société d'État, il n'y a aucune limite : gros revenu (indexé au coût de la vie), prime de rendement et généreuses primes de départ et de retraites en fin de mandat. C'est ce qu'on a été à même de constater avec le départ récent du dg d'Hydro-Québec et son remplacement.
Or, il en va tout autrement pour les employés de l'État dans le domaine de la santé, à la fonction publique et en éducation. Ces salariés moyens sont les plus imposés et taxés, qui plus est, dans un contexte d'austérité et de coupes budgétaires. Ce n'est pas d'hier que l'on agit ainsi; c'est depuis les négociations de 1982 où un certain Jacques Parizeau a imposé des conditions de travail et des coupes majeures aux employés de l'État. Depuis lors, jamais lesdits employés n'ont pu bénéficier d'augmentations justes et équitables. D'où une perte constante du pouvoir d'achat.
Les dernières offres du ministre Coiteux sont carrément injustes et inéquitables. Ce sont 400 000 employés et leur famille qui devront faire des choix de consommation, et donc, qui ne pourront enrichir les coffres de l'État en taxes, en plus de subir des conditions de travail amoindries. Il me semble que nos partis politiques, lors des campagnes électorales, sont davantage conscients de la chose, mais qu'ils changent rapidement une fois au pouvoir. Ne sont-ils pas là pour le bien commun et pour s'assurer d'une juste répartition de la richesse?
Michel Giroux
Québec