Détabouiser l'indépendance du Québec

J’aimerais aborder ce billet avec une réflexion de M. Camille Laurin portant sur les états d’âme viscéraux du Québécois typique:

«Le sort a voulu que le Québécois naisse et grandisse sous le signe de l’ambiguïté et de l’ambivalence, ce qui en fait un être confus, tourmenté, divisé contre lui-même, incapable d’intégrer les éléments de sa riche personnalité, d’harmoniser ses aspirations et son action, d’inscrire ses rêves dans la réalité, de secouer les tutelles, de vaincre ses peurs, d’affronter l’inconnu à ses risques et périls, d’assumer pleinement sa liberté, son histoire et son existence.» Camille Laurin

Une réflexion qui explique, à mon sens, le dilemme des Québécois devant l’accession du Québec à son statut de pays indépendant, notamment eu égard à ses peurs devant l’inconnu.

Devant un portrait aussi ambigu du Québécois, il n’est pas surprenant que, devant un choix entre la sécurité et le risque, il opte pour la sécurité. L’élection de la CAQ en est un exemple patent : un parti nationaliste à l’intérieur du Canada.

Dans ces conditions, le chemin vers l’indépendance du Québec risque d’être long et ardu. Toutefois, il reste une avenue à explorer, c’est celle de détabouiser la marche du Québec vers son indépendance en mettant en lumière les bienfaits du statut de nation autonome… Un exercice essentiel et prioritaire!

Henri Marineau, Québec