La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann

Des IPS en médecine spécialisée, on en veut plus, partout!

POINT DE VUE / Depuis que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a annoncé l’embauche d’un plus grand nombre d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) au sein du réseau de la santé, on a beaucoup entendu parler de cette mesure, soutenue par l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale.

Nous partageons tout à fait les objectifs d’améliorer la performance des services de première ligne et de désengorger le réseau.

C’est pourquoi il importe de partager l’expérience de travail au quotidien des médecins spécialistes de 2e ou de 3e ligne. Ces IPS œuvrent notamment en chirurgie cardiaque, en néphrologie, en soins pédiatriques, en néonatologie, ainsi qu’en santé mentale. Ces expériences ne sont que positives, tant pour les professionnels que pour leurs patients. Les IPS posent des diagnostics, sont autonomes et, avec le temps, sont devenus un maillon incontournable et un membre à part entière au sein de nos équipes multidisciplinaires.

Leurs compétences de pointe, tant sur le plan diagnostic de l’évaluation que sur les aspects plus cliniques, amènent une très grande valeur ajoutée. Elles et ils assurent notamment un excellent suivi postopératoire; introduisent des traitements précoces qui améliorent la qualité de la récupération du patient; et tiennent des cliniques externes qui contribuent à éviter que les patients viennent à l’urgence.

En un mot, le travail effectué par les IPS, à l’intérieur de leur champ de compétence, permet aux médecins spécialistes de passer plus de temps auprès des patients. Leur participation se fait dans la collaboration et leur autonomie professionnelle est clairement établie.

L’arrivée d’un plus grand nombre d’IPS permettra d’améliorer la performance du réseau ainsi que l’accès des patients à des soins de médecine spécialisée auxquels ils sont en droit de s’attendre.