Une scène du film «Esclave pendant douze ans» sorti en 2013.
Une scène du film «Esclave pendant douze ans» sorti en 2013.

Des films à voir pour combattre le racisme

POINT DE VUE / J’aime le cinéma, surtout si le film me permet de connaître l’histoire. Les films sur le racisme m’ont toujours impressionné : voir le «blanc raciste» à l’œuvre me désole, me révolte. Voici quelques films qui m’ont marqué : je note entre parenthèses l’époque approximative où ont eu lieu les évènements.
  • Belle (1790) : Film britannique où des esclavagistes réclament à leur compagnie d’assurances des dédommagements pour des «noirs» noyés lors d’un trajet. L’issu du procès, en Angleterre, marquera le début de l’abolition de l’esclavage.
  • Le Jour de Gloire (1865) : Premier bataillon de noirs dans l’armée nordiste lors de la Guerre de Sécession
  • Esclave pendant 12 ans (1840) : un Noir né libre à New York est enlevé et vendu aux esclavagistes du sud. Il fut esclave pendant douze ans en Louisiane avant la Guerre civile américaine.
  • 42 (1945) : Jackie Robinson, premier Noir, à faire partie de la Ligue nationale de baseball. Il a joué pour les Royaux de Montréal.
  • Marshall (1940) : D’abord avocat qui défend les noirs accusés à cause de la couleur de leur peau, il deviendra le premier juge noir à la Cour Suprême des États-Unis.
  • L’honneur à tout prix (1950) : Premier noir à devenir plongeur dans l’armée américaine.
  • Mississipi Burning (1964) : Trois jeunes travailleurs sociaux noirs venant du nord «disparaissent» au Mississippi. Les agents du FBI enquêteront.
  • Les figures de l’ombre (1965) : Trois super mathématiciennes noires travaillent à la NASA d’alors, dans l’ombre des blancs. L’une d’elles est récemment décédée.
  • Devine qui vient diner (1965) : Une jeune femme blanche en amour avec un Noir, invite son amoureux à dîner chez ses parents.
  • Le Majordome (1957-1986) : Né dans une ferme du sud violente pour les Noirs, il deviendra majordome auprès du président à la Maison-Blanche : il servira sept présidents. Ses deux fils seront de grands défenseurs des droits civiques.

Bien sûr, il y a bien d’autres films et livres sur le même sujet, mais ces films m’ont marqué. En 1830, Alexis de Tocqueville écrivait ceci dans son livre De la démocratie en Amérique - tome I au sujet des noirs du Nord, qui sont «libres» à cette époque : «Ainsi le Noir est libre, mais il ne peut partager ni les droits, ni les plaisirs, ni les travaux, ni les douleurs, ni même le tombeau de celui dont il a été déclaré l’égal. C’est ainsi qu’aux États-Unis, le préjugé qui repousse les Noirs semble croître à proportion que les Noirs cessent d’être esclaves, et que l’inégalité se grave dans les mœurs à mesure qu’elle s’efface dans les lois.» L’histoire lui donne malheureusement raison. C’est malheureux. Continuons donc de combattre le racisme. Peut-être le sommes-nous tous quelque peu?