Justin Trudeau accueillant des réfugiés syriens, en décembre 2015

Des exilés syriens délaissés

Le Comité d'accueil pour une famille syrienne (CAFS) travaille depuis 16 mois en vue d'accueillir en parrainage privé une famille qui tarde à arriver. Et nous ne sommes pas les seuls : plusieurs autres comités de la Capitale-Nationale sont également prêts à intégrer une famille dans leur communauté et à l'épauler financièrement. Pourquoi une telle situation alors que des familles syriennes exilées au Liban attendent depuis des années une vie tout simplement normale?
C'est la question que posent actuellement, par l'entremise de cette lettre d'opinion, les membres du CAFS aux élus qui les représentent à Ottawa.
Les dossiers des familles parrainées par ces comités doivent attendre plus d'un an avant que l'ambassade canadienne au Liban rende sa décision. 
Pourtant, ces dossiers sont bien étayés. L'ambassade canadienne doit toutefois procéder à des vérifications importantes, mais il est inconcevable que cela prenne plus d'un an pour chacune des familles.
Des adultes, des adolescents, des enfants se trouvent actuellement dans une situation de désoeuvrement, n'ayant d'autres perspectives d'avenir que d'attendre une décision d'un pays comme le Canada.
Il nous apparaît inacceptable que des personnes croupissent actuellement dans des conditions inhumaines alors que des citoyens et des citoyennes se sont organisés pour être en mesure de les accueillir convenablement.
Par ailleurs, plus ces personnes devront attendre longtemps avant leur arrivée, plus leur adaptation à un nouveau milieu sera longue et difficile une fois rendues chez nous.
Ainsi, nous comptons sur le gouvernement canadien pour qu'il accélère la procédure relative à l'arrivée de réfugiés originaires de Syrie parrainés dans la Capitale-Nationale puisque cela pourrait s'effectuer en respectant les standards de sécurité du Canada.
Anne-Sophie Allard, présidente du CAFS, L'Ancienne-Lorette