Si Montréal doit encore assécher les égouts, la ville pourrait déverser ses eaux usées dans le réseau d'égouts d'autres villes environnantes comme Laval, Longueuil, Boucherville ou Brossard, recommandent les auteurs.

Des écoliers écrivent à Denis Coderre

Bonjour Monsieur le maire Coderre,
Nous sommes une classe de 4e-5e année. Nous sommes 22 élèves, c'est-à-dire 14 de 4e année et 8 de 5e année. Nous avons entre 9 et 12 ans. Nous habitons à Québec. Notre école est Les Primevères-Jouvence de la commission scolaire des Découvreurs. Nous sommes une classe en réseau de l'initiative École en réseau. Le projet a été guidé par notre enseignante de sciences, Justine Dion-Routhier.
Nous nous sommes intéressés au déversement des eaux usées de Montréal, car nous avons parlé du savon à la première étape de l'année scolaire et le savon implique habituellement l'eau. Nous avons entendu parler du déversement des eaux usées et puisque nous parlions de l'eau, nous avons pris ce sujet en sciences. Pour apprendre davantage sur le déversement, nous avons lu des articles du journal Le Devoir et du journal La Presse, nous avons regardé des vidéos de nouvelles et cherché sur Internet. Finalement, nous avons mis tout ce que nous savions en commun sur le K.F. (Knowledge Forum). Le K.F. est une plateforme d'échanges pour créer notre compréhension collective d'un sujet.
Qu'est-ce que nous avons compris de la problématique?
La Ville de Montréal a pris la décision de déplacer une chute à neige pour construire une autoroute. Ce qui veut dire qu'il a fallu assécher des égouts. Alors, les eaux des égouts ont été déversées dans le fleuve Saint-Laurent. Les territoires touchés sont Montréal et les alentours. Montréal avait l'intention de déverser huit milliards de litres d'eaux usées en sept jours, mais, finalement, a réussi à déverser seulement quatre milliards de litres en quatre jours. Un déversement s'est déjà produit en 2003 et en 2005, ce qui a influencé la faune et la flore. Jusqu'à 1600 piscines olympiques ont été déversées dans le fleuve Saint-Laurent.
Dans le déversement d'eaux usées, nous nous sommes intéressés aux poissons. Nous avons trois catégories dont nous avons parlé tous ensemble. Les trois catégories sont : l'espérance de vie des poissons, la chaîne alimentaire et la respiration des poissons. Pour commencer, l'espérance de vie des poissons. Parfois, les poissons meurent par manque d'oxygène causé par les bactéries dans l'eau. Les poissons ne sont pas adaptés aux polluants dans leur environnement. Il est aussi important pour eux de respirer dans une eau propre. Les poissons mâles développent (avec les bactéries) des caractéristiques femelles. Il a ainsi moins de reproduction et ils deviennent en voie de disparition dans le fleuve Saint-Laurent. Deuxièmement, la chaîne alimentaire. Si une espèce de poissons disparaît, les poissons qui se font manger par ceux-ci seront plus nombreux, et donc épuiseront les réserves de nourriture plus rapidement. Si le poisson contracte les bactéries, ça n'affectera pas le poisson s'il est cuit. (Attention aux sushis.) Troisièmement, la respiration des poissons. Les poissons respirent par les branchies. Ils aspirent de l'eau, filtrent l'oxygène et rejettent le dioxyde de carbone, mais ils ne rejettent pas les bactéries. Comme il y a plus de bactéries, nous pensons qu'il y aura moins d'oxygène dans l'eau parce que l'eau sera plus polluée. Alors, il faut éviter de rejeter des bactéries dans le fleuve Saint-Laurent, car ils pourraient mourir.
Pour finir, nous avons une recommandation à faire pour que des déversements comme ça n'arrivent plus. Si Montréal doit encore assécher les égouts, la ville pourrait déverser ses eaux usées dans le réseau d'égouts d'autres villes environnantes comme Laval, Longueuil, Boucherville ou Brossard. Vous pouvez aussi sensibiliser la population à moins polluer le fleuve Saint-Laurent et ne pas gaspiller l'eau potable parce que moins de 1 % de la population mondiale a accès à l'eau potable.
Merci de votre attention et de votre précieux temps.
Les élèves de 4e-5e année de l'école Les Primevères-Jouvence, et leur professeur, Justine Dion-Routhier