Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Mario Girard est le président-directeur général de l'administration portuaire de Québec
Mario Girard est le président-directeur général de l'administration portuaire de Québec

De nouvelles initiatives innovantes viendront bonifier le projet Laurentia

Mario Girard
Mario Girard
Président-directeur général du Port de Québec
Article réservé aux abonnés
POINT DE VUE / Le Port de Québec a déposé le 31 mars dernier ses documents finaux à l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) dans le cadre de l’examen fédéral du projet de terminal de conteneurs en eau profonde Laurentia. Je suis très fier de l’atteinte de ce jalon important, qui est le fruit d’un travail rigoureux et d’un dialogue ouvert et constant entre le Port et la communauté, qui a débuté il y a maintenant plus de 6 ans.

Ce moment charnière me donne l’occasion de remercier les Premières Nations impliquées dans le processus, ainsi que les quelque 200 groupes socio-communautaires, environnementaux et économiques que nous avons rencontrés au cours de toutes ces années par l’entremise d’entretiens et de différentes initiatives de consultations. Votre engagement ainsi que les commentaires et préoccupations que vous nous avez partagés nous ont permis, ensemble, de faire de Laurentia un meilleur projet.

De nouvelles bonifications importantes au projet

C’est dans cet esprit que le Port a poursuivi son travail au cours des derniers mois, à la suite du dépôt en novembre dernier du rapport provisoire de l’AEIC. Bien que nous ayons exprimé des réserves à la suite de la publication de ce rapport, nous avons accueilli avec ouverture les propositions et les recommandations de l’Agence et nous sommes retournés rapidement à notre planche à dessin.

Ce travail a été profitable et nous a permis d’imaginer et de développer de nouvelles mesures de mitigation pour atténuer certains impacts appréhendés du projet Laurentia, notamment en ce qui a trait aux émissions atmosphériques; au poisson et à son habitat; ainsi qu’à la circulation routière et ferroviaire. Certaines de ces initiatives, à l’image du projet Laurentia, font appel à des technologies vertes et particulièrement innovantes.

Au cours du délai demandé à l’AEIC pour compléter nos travaux ces trois derniers mois, nous avons aussi eu des échanges directs additionnels avec plusieurs organismes du milieu, dont le Comité de cohabitation Port-Communauté, le Comité de vigilance des activités portuaires, les conseils de quartiers et comités de citoyens impliqués dans le processus et situés à proximité du Port. Ces démarches nous ont aussi permis de bonifier les mesures d’atténuation pour la réalisation du projet. Il est important de souligner que nous entendons poursuivre dans le futur ce dialogue avec la communauté et l’ensemble de nos parties prenantes afin de soutenir l’amélioration continue des phases de construction et d’exploitation du terminal.

Les détails de l’ensemble des nouvelles mesures et initiatives d’amélioration du projet Laurentia seront rendus publics ce 6 avril dans le cadre d’un briefing technique tenu par quelques membres de l’équipe du Port de Québec ayant participé de près à ces travaux. La documentation déposée auprès de l’Agence comporte plus de 500 pages, témoignant d’un travail considérable et exhaustif, ayant nécessité la collaboration de quelque 30 experts internes et externes impliqués dans le projet.

Un projet exemplaire

Ainsi, le projet Laurentia découle d’un véritable dialogue avec la communauté, une approche qui peut prétendre faire figure de modèle pour d’autres grands projets dans le futur. Ce travail d’écoute et de collaboration nous a amenés à nous dépasser et à rechercher de meilleures solutions. Et c’est pourquoi il est sans doute juste de dire que nous avons aujourd’hui non seulement un meilleur projet, mais un excellent projet, qui contribuera à la prospérité de notre région et à celle du Québec tout entier, et cela, dans le respect de son milieu et de l’environnement.