Quiconque est témoin d'un mauvais traitement serait dans l'obligation de le dénoncer, que ce soit en CHSLD ou ailleurs, sous peine de sanction.

Dans la plus grande dignité

En réaction au texte «La démence n'enlève pas la dignité», paru le 26 mars
Votre tentative moralisatrice de comparer la dignité intrinsèque à l'humain et la dignitas», cette «dignité d'apparat» dont sont privés les gens atteints de démence et souvent incontinents, ce qui indisposerait leurs proches, m'a semblé d'un goût douteux. Lorsque vous dites que «la mort sereine d'un patient entouré de ses proches est beaucoup plus digne qu'un décès par euthanasie», je demeure songeur.
Est-ce que dans les CHSLD, où les soins insuffisants sont dénoncés, les personnes, pendant des mois et des années, sont traitées dans le respect de leur dignité? Il est permis d'en douter.
Je garde espoir de compter sur l'humanité d'un médecin comme Alain Naud pour respecter ma volonté le temps venu. Il devient de plus en plus pertinent d'exprimer clairement nos volontés et d'exiger que la loi évolue. Sans être un moment joyeux, l'aide médicale à mourir, cette mort provoquée et attendue peut très bien être un moment heureux vécu dans la plus grande dignité par la personne demandante et ses proches présents.
J'aime croire en la mansuétude des gens.
Jean-Claude Côté, Québec