Le PPMC a ouvert ses portes en 1980. Il est situé à l’extrémité ouest de l’Hôpital Laval (IUCPQ).

Crise en cardiologie

POINT DE VUE / Il n’y a pas qu’un trop grand nombre de crises cardiaques, il y a aussi une crise majeure en cardiologie.

Avec la malnutrition, l’obésité, la sédentarité, le vieillissement de la population, l’avenir n’est pas vraiment réjouissant.

Dans les années 70, deux cardiologues de l’hôpital Laval, les docteurs André Moisan et Gilles Dagenais décidaient de consacrer une partie de leur carrière à la prévention des maladies cardiaques. Un petit groupe de personnes dirigées par le kinésiologue Laurent Aubin s’entraînaient dans les locaux de la chapelle de l’hôpital Laval. Le docteur Dagenais y avait son bureau.

En ce qui concerne la réadaptation des maladies cardiaques, la coutume voulait qu’après la crise cardiaque le repos soit conseillé. La preuve a été faite que l’exercice physique supervisé et adapté aux besoins individuels, pratiqué dans un endroit sécuritaire, favorisait non seulement la guérison, mais permettait aussi un retour plus rapide au travail. Des exercices physiques en prévention ou en réadaptation sont donc bénéfiques à la santé cardiovasculaire.

À la fin des années 70, il était évident que ce groupe devait s’approprier de locaux et d’équipements qui répondraient mieux à leurs besoins.

C’est alors que Me Gilles Rivard, président du club Rotary, demandait l’aide des clubs Richelieu et Kiwanis, pour fonder La Corporation du PPMC inc. et recueillir l’argent nécessaire à la construction du Pavillon de Prévention des maladies cardiaques.

Le PPMC a ouvert ses portes en 1980. Il est situé à l’extrémité ouest de l’Hôpital Laval (IUCPQ).

La région de Québec se voyait dotée d’un véritable joyau de la cardiologie.

Toutes ces personnes sont maintenant à la retraite.

J’assume présentement la présidence de la Corporation du PPMC, j’y travaille bénévolement.

Personne à la Corporation ne retire de salaire. Il n’existe pas de frais de voyages, de repas, ou de représentations. Notre passion est de servir la cause de la prévention des maladies cardiaques. Mais je vous avoue que dans une année, les jours de réjouissances sont beaucoup moins nombreux que ceux passés dans la grisaille.

La prévention ce n’est pas vendeur. Tout comme l’environnement, il faudra attendre la catastrophe sous prétexte d’économies, alors que les résultats dans quelques années détruiront l’économie mondiale. C’est l’image de la grenouille dans la marmite.

Depuis 1980, le PPMC ne s’est pas agrandi d’un pouce carré.

Il ne répond plus aux besoins de ses quelque 1200 membres.

Dans toute chose, il faut travailler en amont pour éviter les effets néfastes en aval.

Mais il est plus facile d’attendre «d’avaler»!

Tout le monde est au courant, mais quelqu’un veut-il s’y mouiller?

La prévention ce n’est pas une dépense, c’est un investissement riche en retombées.

Un appel urgent aux autorités s’impose.

La prévention, c’est un investissement qui soulage déjà notre système de santé, et dont les résultats croîtront en fonction de l’importance qu’on lui accordera.