Créativité chez certains promoteurs immobiliers

On a vu dans des articles récents que des promoteurs immobiliers avaient fait des offres à des golfs de la région pour acquérir certaines parcelles de leur terrain en vue d’y construire des maisons.

Comme plusieurs terrains de golf semblent éprouver des difficultés financières, certains auraient déjà accepté de telles propositions.

Ces terrains qui serviront à du développement immobilier sont la preuve que quand les promoteurs voient une possibilité de développement de leurs affaires, ils la saisissent. C’est, si on peut dire, du gagnant-gagnant. Les terrains de golf sont redessinés en conséquence, des maisons neuves sont bâties. Appelle-t-on ça une densification douce? Je ne sais trop, je ne suis pas urbaniste. Mais une chose me frappe: est-ce que ce type de possibilité a été pris en considération par la Ville lors des prévisions de besoins pour accueillir de nouveaux ménages? 

On m’a dit que ça n’apparaissait pas dans le schéma d’aménagement et de développement (SAD) de Québec. Ces portes additionnelles, comme d’autres qui pourraient naître de l’utilisation de terrains auxquelles la Ville n’avait pas songé lors des travaux en vue de l’élaboration de cet outil de planification qu’est le SAD, ne sont pas sans questionner les réels besoins d’accroître le périmètre urbain. Les promoteurs ont fait là la preuve d’une créativité certaine.

Je me dois de voir là une preuve additionnelle que les besoins d’étendre le périmètre urbain n’ont pas été pleinement prouvés par la Ville tel que compris dans le schéma d’aménagement et de développement (SAD) de Québec. D’autant plus, rappelons-le, que le SAD peut être revu tous les cinq ans, selon des personnes qualifiées pour s’exprimer sur le sujet.

Nicole Moreau, Québec