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«Pourquoi certains pays comme le Danemark et les États-Unis n’ont-ils pas encore autorisé l’AstraZeneca, alors que ce dernier les envoie par millions au Canada et au Mexique par exemple», écrit Nicole Lévesque.
«Pourquoi certains pays comme le Danemark et les États-Unis n’ont-ils pas encore autorisé l’AstraZeneca, alors que ce dernier les envoie par millions au Canada et au Mexique par exemple», écrit Nicole Lévesque.

COVID-19: vivre ou mourir, à qui la chance?

Nicole Lévesque
Nicole Lévesque
Québec
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POINT DE VUE / «Quand passe la chance, il faut la saisir», dixit le proverbe. N’est-ce pas ce à quoi nous convient, jour après jour et sur tous les tons, nos autorités gouvernementales pour combattre la COVID-19? Et avec raison, certes.

«Faites-vous vacciner. Tous les vaccins sont efficaces. Le risque est tellement minime. C’est un risque calculé. Faites confiance à AstraZeneca, car le ratio risque-bénéfice [1 cas par 100 000 doses,] est raisonnable. Les personnes qui se font vacciner le font en toute connaissance de cause. L’AstraZeneca n’est pas plus risqué que de se faire frapper par la foudre ou de mourir d’un accident d’auto...» À la différence près cependant, que personne en autorité n’incite fortement qui que ce soit à prendre ces derniers risques.

Mais encore... Pourquoi certains pays comme le Danemark et les États-Unis n’ont-ils pas encore autorisé l’AstraZeneca, alors que ce dernier les envoie par millions au Canada et au Mexique par exemple? Considérant le doute semé à la suite de bon nombre de décès au Royaume-Uni et leur usage maintenant limité de ce vaccin, on peut comprendre leur retenue.

Cela étant, et tel que l’a déjà exprimé le Dr Karl Weiss, microbiologiste: «[...] Nous avons tous une obligation éthique et morale à être vaccinés.» Néanmoins, n’émet-il pas une certaine réserve au sujet du vaccin AstraZeneca, étant entendu ses effets secondaires, et surtout, considérant l’existence d’autres vaccins très efficaces sur la planète, dont Moderna et Pfizer? J’en suis.

Enfin, nous sommes nombreux à partager la peine des familles et amis endeuillés par le départ prématuré d’une des leurs. Parce qu’elle a répondu: «Présente!» à l’appel des autorités gouvernementales et sanitaires, étant sans doute convaincue que tous les vaccins sont sécuritaires. Soit!

Mais nous sommes tous aussi nombreux à nous demander si vous recommanderiez ce même vaccin à votre enfant considérant qu’il a une chance sur 100 000 de vivre ou d’en mourir?

Comme le disait si bien à ce propos, Jean-François Lisée, à l’émission Les mordus de politique: «Quand tu meurs, tu meurs à 100 %!»