«Tant et aussi longtemps que le virus maintiendra sa résistance dans le monde, que les gens voyageront, la COVID-19 continuera de se propager, très probablement jusqu’ici. On doit rester sur nos gardes», affirme l’auteure de cette lettre. Sur la photo, un passant masqué dans les rues de Montréal le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec.
«Tant et aussi longtemps que le virus maintiendra sa résistance dans le monde, que les gens voyageront, la COVID-19 continuera de se propager, très probablement jusqu’ici. On doit rester sur nos gardes», affirme l’auteure de cette lettre. Sur la photo, un passant masqué dans les rues de Montréal le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec.

COVID-19: surtout ne pas baisser les bras!

POINT DE VUE / Malgré les chiffres qui baissent ces derniers jours, la Santé publique continue de recommander deux mètres de distanciation physique… Toutefois on peut, entre autres, se rencontrer entre membres d’une même famille. 

Ce fut mon expérience cette fin de semaine où nous avons célébré l’anniversaire de ma fille dans la cour arrière de leur maison. Cela faisait plus de 100 jours qu’on n’avait pas revu nos quatre petits-enfants. On ne pouvait pas résister aux câlins. Une situation qui porte à réfléchir…

Nulle garantie

Depuis les débuts de la pandémie, mon conjoint et mon beau-fils œuvrent à l’extérieur (ils ne font pas partie des télétravailleurs). Ma fille et ses enfants rencontrent à nouveau des amis en plein air. Tandis que j’ai recommencé à faire des courses autres qu’à l’épicerie et la pharmacie. Rien n’est évident. La contamination communautaire n’est pas encore totalement éradiquée...

On doit prendre nos décisions en estimant les risques au quotidien selon nos situations de vie respectives afin d’assurer notre bien-être individuel et collectif : à savoir rencontrer qui, quand, où, comment, pourquoi?

Car nulle garantie que tous ceux que l’on décide de rencontrer — et ceux avec qui ils auront eu des contacts au préalable — respectent strictement les consignes : port du masque en public (dans les endroits fermés), lavage rigoureux des mains, distanciation physique de deux mètres…

Déconfinement douteux

Un doute subsiste, car le virus continue de circuler même si la courbe semble s’aplanir. Prudence et vigilance sont de mise. Pourtant, les protestations légitimes (Black Lives Matter) vont bon train partout, chez nous et nos voisins du Sud.

Les conséquences néfastes se font particulièrement ressentir aux États-Unis ces jours-ci. Reste à voir si les frontières entre nos deux pays rouvriront le mois prochain… Fragile équilibre entre santé publique et économique!

Tant et aussi longtemps que le virus maintiendra sa résistance dans le monde, que les gens voyageront, la COVID-19 continuera de se propager, très probablement jusqu’ici. On doit rester sur nos gardes!

Le virus n’a pas dit son dernier mot dans les Amériques, les Caraïbes, en Afrique, en Asie centrale et du Sud... Depuis plusieurs semaines nombre de Canadiens d’origine africaine, caribéenne, sont dans l’impossibilité de rentrer au Canada ou de voyager à partir d’ici à destination de leur pays natal.

183 000 cas répertoriés dans le monde [mardi] selon l’OMS, en attendant la deuxième vague, des médicaments et le fameux vaccin…

Vacances locales

La période annuelle de nos vacances estivales arrive à grands pas. Cet été les Québécois disent préférer faire du camping et séjourner en Westfalia au Québec. Même tendance chez les Ontariens choisissant l’Ontario pour se divertir, au profit d’une économie locale durable. C’est bien!

Par ailleurs les parents devront décider d’envoyer (ou non) leurs enfants aux camps de jour. Autrement on a le choix d’animer son camp d’été dans sa propre cour, ce qui n’est pas aisé pour les parents télétravailleurs. Sans parler des multiples scénarios possibles pointant à l’horizon lors de la rentrée scolaire 2020.

On continue de surveiller les avertissements, on suit les nouvelles… Mais c’est l’été, déjà tropical! La population a besoin de sortir après plus de trois mois de vie encabanée.

Devoir citoyen

Alors que nos gouvernements font leur possible, il ne faut pas baisser les bras. Cela signifie que chacun a la responsabilité civile d’estimer les risques associés à son mode de vie respectif au jour le jour.

Lorsqu’on décide de rencontrer la famille, nos amis ou de nouvelles fréquentations, on doit s’interroger (qui, quand, où, comment, pourquoi?).

Question de prévenir les imprudences et de maintenir notre environnement en bonne santé. Ceci n’est pas nécessairement un exercice facile, compte tenu des mille et une circonstances de la vie de tout un chacun...

Une liste de vérification, spécifiquement dédiée au déconfinement graduel, pourrait se révéler un outil bien utile pour guider la population dans l’estimation des risques en ces temps de transition incertaine.