Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, sa femme Sophie Grégoire et leur fils Hadrian, à l'aéroport d'Hambourg, en Allemagne, dans le cadre de la rencontre entre les membres du G20.

Cliché dénigreur de Trudeau

Dans une entrevue exclusive accordé au journal Bild, le plus important quotidien d'Allemagne, le premier ministre Justin Trudeau y est allé d'un cliché pour le moins dénigreur envers les Canadiens francophones en déclarant que «nous avons assez de sang français et latin en nous pour être moins organisés [que d'autres peuples]».
À mes yeux, il y a quelque chose de mesquin dans cette assertion qui fait ressortir le côté anti-«french Canadian» de Justin Trudeau et qui fait paraître les Franco-Canadiens comme des girouettes incapables de «s'organiser», compte tenu de leur tempérament latin bouillant et, disons-le, chargé d'émotions qui, selon la version de Trudeau, les empêche de tenir un argumentaire rationnel. Une condescendance qui nous rappelle le style cavalier du paternel dans certaines de ses déclarations sur les Québécois.
Pourtant, si on porte attention à la façon «désorganisée» utilisée par le «liberal government» pour piloter certains dossiers, force est de constater que le «calme anglophone» n'apporte pas toujours de résultats satisfaisants, ne serait-ce que la courbe de la mort qui rappelle la tragédie de Lac Mégantic et qui est toujours en attente de la construction d'une voie de contournement quatre ans plus tard...
Henri Marineau, Québec