Chiens dangereux: on attendra encore le pire!

POINT DE VUE / Les mesures annoncées par le gouvernement de François Legault pour contrer la présence des chiens dangereux au Québec sont bien timides. Encore une fois, on ménage la chèvre et le chou en décidant de ne pas interdire les chiens de type pitbull sur le territoire québécois. Le lobby pro-pitbull est tellement fort au Québec que la ministre de la Sécurité publique n’a pas osé prendre les mesures draconiennes tant espérées par les proches des victimes d’attaques de pitbulls qui pullulent au Québec.

Je pense ici, entre autres, à la sœur de Christiane Vadnais et à toute sa famille qui, dans les circonstances, se désolent - et avec raison - de la mollesse du gouvernement caquiste dans le dossier des chiens dangereux au Québec.

Quand un de vos proches se fait tuer par un tel chien dangereux comme ce fut le cas pour Christiane Vadnais, on a tendance à militer en faveur de l’interdiction des pitbulls ou de toute espèce de molosses dangereux. Idem pour une mère de famille qui voit son enfant de sept ans être complètement défiguré par un pitbull. Des exemples de la sorte, il y en a une grosse pelletée au Québec et partout dans le monde d’ailleurs.

Toujours est-il que ceux qui défendent bec et ongles les pitbulls ont souvent tendance à nous répéter leur litanie: c’est-à-dire que la plupart des pitbulls sont de gentils toutous qui n’ont jamais fait de mal à personne. Que s’il y a des chiens qui s’attaquent aux humains, c’est d’abord et avant tout la faute de leurs propriétaires (leurs maîtres) irresponsables. Que le pitbull n’est pas plus dangereux que n’importe quel autre chien qui présente des risques de dangerosité. Jusqu’au jour où un proche parent ou un ami cher se fasse tuer par un tel molosse. Un chien qui fait office de véritable bombe à retardement!

Mais que voulez-vous, on attendra donc qu’une autre personne se fasse dévorer tout rond et qu’elle en meure avant de relancer le débat. On attendra encore que des enfants se fassent défigurer pour endurcir la loi contre les chiens dangereux au Québec. On attendra encore une fois que le pire se produise avant d’agir de façon concrète, intelligente et responsable.