Le Salon de jeux de Québec

Charlevoix contre le «dieu Argent»

En réaction au Point de vue «Il faut fermer le Salon de jeux de Québec» de M. Jean Lajoie paru le 3 avril

M. Lajoie, après lecture de votre texte qui, à mes yeux, se veut une bouée «sauve-qui-peut» lancée dans la mer gouvernementale, je comprends votre désarroi ainsi que vos réactions politico-­émotives. Considérant que vous êtes un ancien politicien de renom aux multiples fleurons dans un territoire de carte postale, vous savez, bien plus que moi, que six mois en politique représentent une éternité! Les politiciens se succèdent à travers des besoins sans cesse en mutation. Imaginez au bout de 25 ans!

Mais au-delà de ce qui précède, il y a un joueur qui devient hégémonique qui se nomme le «dieu $». La société d’État Loto-Québec le sait et le charme à tous azimuts. Tout le monde sait que la capacité d’engranger des profits est plus grande au Salon de jeux de Québec. Imaginez s’il était bonifié dans son offre! Ce n’est rien contre Charlevoix ni un laxisme administratif. M. Lajoie, que feriez-vous honnêtement si vous étiez à la tête de Loto-Québec où les bonis sont liés aux profits obligés?

Bien sûr, il n’y a rien de plus triste que de voir un père de famille ou une mère monoparentale qui perd son emploi. C’est d’une tristesse infinie! De l’autre côté, vous en conviendrez, une industrie n’a pas de cœur, seul le «dieu $» parle! J’admire les gens en région qui, fondamentalement, savent se dépêtrer des imbroglios tout en poursuivant de farouches combats. La région de Charlevoix vient de gagner un Club Med qui, sans aucun doute, fera boule de neige et saura ouvrir des pistes à d’autres projets gagnants.