Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao

Chaque jour un peu plus orphelins

Carlos Leitão, ministre des Finances, nous a présenté cette semaine la situation financière du Québec et le chemin qu'il compte nous faire suivre pour l'avenir.
On nous présente bien sûr le retour à l'équilibre budgétaire. Mais, du même souffle, on nous avoue que c'est la croissance des revenus qui sauve la mise, le gouvernement en place ayant été incapable de contrôler les dépenses. Et cela, malgré les coupes dans les services à la population qui devraient pourtant être une solution de dernier recours.
Du haut des vapes de la colline parlementaire, le ministre va même jusqu'à laisser possible une autre augmentation de la taxe sur l'essence, enrobée de rubans écologiques, alors que nous sommes déjà les plus taxés en Amérique du Nord.
Mais ce qui fait le plus mal, c'est que devant tant d'ineptie, un Robin des Bois, un Don Quichotte, ou même simplement un défenseur des contribuables tarde à se manifester chez les partis d'opposition.
Priorités
Au Parti québécois, les hauts cris d'aujourd'hui ne nous font pas oublier que leur obsession référendaire pèse plus lourd pour eux que la situation de la classe moyenne. À la Coalition avenir Québec, on a profité du dernier congrès pour s'engager à y aller de revendications constitutionnelles, au lieu de se concentrer sur ce qui est préoccupant pour nous, comme la santé et l'éducation. Je n'ose même pas parler de la position de Québec solidaire qui nous propose de faire encore plus de ce qui ne fonctionne pas.
En 2008, devant un portrait semblable, les Québécois ont eu comme exutoire l'Action démocratique du Québec. Aujourd'hui, malheureusement, aucun parti ne peut servir d'exutoire. Pire, aucun n'offre aux Québécois ce qu'ils mériteraient bien : un plan de match pour ramener le Québec vers une prospérité réelle accompagnée de services adéquats.
Les Québécois sont chaque jour un peu plus orphelins.
Sébastien RoyMontmagny