Chapeau aux soignants et au médecin

Voici le récit de mon expérience que je me dois de faire en hommage à tous ceux qui s’activent pour assurer des soins de santé de qualité aux Québécois. Aussi pour faire contrepoids aux critiques du système qui fusent souvent dans les médias.

Un jour de la semaine dernière, je commence à éprouver au réveil des douleurs abdominales, accompagnée de divers symptômes dont nausées et vomissements. Les douleurs deviennent insupportables. Seule à la maison, incapable de me déplacer, j’appelle une ambulance vers 14h. En moins de trois quarts d’heure, l’équipe d’ambulanciers arrive et me prend en charge. On me conduit au CHUL de Québec. Durant le trajet, on me traite aux «petits oignons» et on m’écoute attentivement. Dès l’arrivée, je passe rapidement au triage. Je suis ensuite conduite en fauteuil roulant jusqu’à la salle d’attente.

Environ trois heures plus tard, mon cas étant jugé Priorité 4, je vois le médecin. Lequel, d’un professionnalisme exemplaire, pose un diagnostic provisoire, et décide immédiatement de la marche à suivre : examens de laboratoire, échographie, radiographie, et cetera. Le personnel de l’urgence s’empresse pour exécuter, rapidement encore, les tâches demandées.

Je retourne dans la salle d’attente, qui est maintenant passablement remplie. Peu de temps, à ce qu’il me semble, s’écoule, et le médecin me rappelle. Il a déjà étudié les résultats d’analyse. Il me donne des indications sur la suite des choses, ainsi qu’une ordonnance. Et il repart en courant presque vers les autres salles d’examen où l’attendent d’autres patients peut-être impatients. 

En particulier, je n’en suis pas revenue de profiter sur place de tous ces examens nécessitant un appareillage sophistiqué, d’avoir les résultats sur le champ, ainsi qu’un diagnostic précis, en si peu de temps. Merci à tous ces soignants et surtout au médecin. C’est lui qui prend les décisions, en fin de compte, et sur lequel pèse la responsabilité.

Normande Poirier, Québec