Le navire militaire Asterix

Chantier Davie : notre patience a des limites

En réaction au texte «Davie et Irving : traitement à deux vitesses à Ottawa», paru le 9 février

Cet article confirmait ce dont nous nous doutions depuis longtemps : les différents chantiers maritimes n’ont pas le même traitement du gouvernement fédéral.

Cet été, alors que les deux chantiers sollicitaient des rencontres avec la ministre responsable des contrats fédéraux, Carla Qualtrough, une sous-ministre suggérait de décliner l’invitation de la Davie, mais d’accepter celle d’Irving. Résultat, la ministre n’était pas présente lors de l’inauguration de l’Asterix, le plus grand navire militaire construit au Canada depuis plus de 20 ans. Depuis deux ans, les chantiers Irving et Seaspan ont reçu une vingtaine de visites de ministres fédéraux alors qu’un seul ministre, Jean-Yves Duclos, a visité celui de Davie à deux reprises.

Déséquilibre

Le déséquilibre est flagrant et illustre parfaitement le parti pris dont jouissent les chantiers Irving et Seaspan, alors que la Davie est boudée par le gouvernement fédéral. Cette injustice qui frappe le plus grand chantier maritime canadien a assez duré.

Lors de sa visite à Québec, le premier ministre Justin Trudeau a permis aux gens de la région, en premier lieu aux travailleuses et travailleurs de la Davie, de reprendre espoir. L’annonce, le 18 janvier, du début des négociations pour la réfection de quatre brise-glaces de la garde-côtière au chantier Davie fut très bien accueillie comme premier pas vers une réparation du passé de l’iniquité vécu au chantier Davie.

Nous sommes toutefois surpris de la longueur des négociations, alors même que le premier ministre semblait indiquer un dénouement rapide (souvenez-vous, les négociations devaient débuter dès le lendemain de sa visite, disait-il). Rappelons que le gagne-pain de plusieurs centaines de personnes dépend de ces contrats.

Notre patience a des limites, nous nous attendons à des annonces concrètes rapidement. La région ne s’attend à rien de moins : les travailleuses et les travailleurs de la Davie méritent mieux!

Ann Gingras, présidente,
Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN)