Changements climatiques : la fin des mensonges

Les données publiées le mois dernier par l'Organisation des Nations Unies montrent qu'il faut changer dramatiquement le cours de l'histoire d'ici 15 ans si on ne veut pas que la planète devienne un véritable enfer pour des milliards de personnes à la fin du siècle.
Les données publiées le mois dernier par l'Organisation des Nations Unies montrent qu'il faut changer dramatiquement le cours de l'histoire d'ici 15 ans si on ne veut pas que la planète devienne un véritable enfer pour des milliards de personnes à la fin du siècle.
Ce qu'il faut maintenant, c'est de poser des gestes concrets et adopter des règles contraignantes afin d'éviter que cette situation arrive. Un des problèmes importants pour le faire est la désinformation créée par certains cercles de personnes qui ont une grande influence politique dans plusieurs pays, incluant les États-Unis et le Canada.
En fait, malgré les évidences qui s'accumulent de l'importance des changements climatiques, une étude faite aux États-Unis et révélée la semaine dernière montre une diminution depuis 2007 de la proportion des gens qui croient que ce réchauffement existe. Il y a même une polarisation politique du phénomène. Si en 1997 il n'y avait aucune différence entre les partisans des divers partis, actuellement 66% des démocrates croient que l'activité humaine est la cause principale du réchauffage climatique tandis que seulement 24% des républicains le font. Les données scientifiques sont pourtant irréfutables.
Depuis 50 ans, le réchauffement climatique est principalement engendré par des gaz à effet de serre d'origine humaine. Une partie de la raison de cette différence de perception entre les partisans de différents partis peut être due au fait que les écrits des sceptiques seraient financés annuellement pour près d'un milliard de dollars par ceux qui créent ces gaz à effet de serre et ceux qui en profitent. Ce lobby agit en toute mauvaise foi puisque moins de 1% des experts et chercheurs ne croiraient pas que le changement climatique existe et qu'il est en partie causé par l'homme.
Cette situation est extrêmement grave puisque cette désinformation intentionnelle des gens nuit à la mobilisation contre ce phénomène qui touchera dramatiquement leurs enfants et encore plus leurs petits-enfants. Relativement à cela, les pays et même l'Organisation des Nations Unies devraient passer des lois interdisant de nier les changements climatiques.
Michel Gourd, L'Ascension-de-Patapédia