Anacolor fait l'objet de dizaines de plaintes depuis 2013 à cause des odeurs de peinture que ses activités dégagent.

Cessez de dire des énormités sur Anacolor

Quelle surprise de lire ou de voir encore les nouvelles dénonçant l'odeur intolérable dans le Vieux-Cap-Rouge! Nous sommes des résidents et des commerçants du Vieux-Cap-Rouge, enracinés dans leur milieu et soucieux d'y préserver cette qualité de vie. Nous ressentons le besoin d'apporter un peu de vérité dans ce dossier.
Dernièrement, nous avons pris le temps de parler avec nos voisins pour valider si eux ou leurs enfants avaient des problèmes. Aucun résultat positif. Ils partagent notre questionnement. 
Qu'est-ce qui  explique cette confrontation citoyenne? Pistes possibles : développements immobiliers aux abords de la rivière... Questions d'argent? Et le dévoilement de la passerelle de la Poterie aurait-il fait réaliser la présence de cette usine vieille de 50 ans dans le quartier? Que penser en fait?
Aujourd'hui, il se dit des énormités et on rapporte n'importe quoi. Certains spéculent sur des hypothèses, d'autres emploient l'enflure verbale. Quand des personnes se disent importunées par des odeurs durant la fin de semaine, devons-nous leur rappeler que l'usine en question est fermée ces journées-là? Cette semaine encore, des enseignants nous ont dit n'avoir jamais rien senti de désagréable ou d'incommodant dans le secteur, tout comme nous.
Et pendant ce temps, les citoyens que nous représentons n'ont jamais voix au chapitre. On ne met en scène que les opposants. Le débat s'est déplacé ailleurs : ils réclament une délocalisation de l'usine. C'est leur droit. Ces mêmes opposants tentent de nourrir un climat de panique et instrumentalisent des enfants pour arriver à leurs fins, ce que nous jugeons des plus malhonnêtes. De notre côté, nous voulons que le débat redevienne rationnel, que les esprits se refroidissent et qu'on laisse travailler les instances compétentes en la matière.
Le comité citoyen de liaison suit le dossier de l'usine Anacolor qui travaille de concert avec le ministère de l'Environnement pour trouver la solution.Il est vrai qu'en 2013, on pouvait sentir, à quelques occasions, certaines odeurs, mais depuis, l'entreprise a réduit considérablement ses émissions. Et selon ce que les représentants de l'entreprise ont confirmé au comité de liaison, un nouvel épurateur devrait permettre de diminuer encore leurs émissions. La situation ne peut que s'être améliorée depuis 2013.
Pour nous, simples citoyens, le résultat semble long à venir, mais depuis le début du dossier, l'usine travaille et améliore ses mécanismes pour diminuer les effets, cheminement documenté et validé par le ministère de l'Environnement. Les documents sont déposés au comité de liaison. 
Nous ne sommes pas en mission commandée par Anacolor. Nous serions les premiers à monter au front si cette compagnie venait empiéter sur notre qualité de vie. Il s'agit plutôt d'une initiative citoyenne de la part de ceux qui, exaspérés qu'on vienne noircir le Vieux-Cap-Rouge, ont choisi de donner une voix à la majorité silencieuse. 
Laissons les scientifiques faire leur travail et, qui sait, les politiques auront peut-être un gros lot gagnant pour une solution! Et nous, soyons conscients que nous continuerons de vivre ensemble dans ce quartier que nous avons choisi.
Linda Even, Benoit Coté, Henriette Poulin, Jean Roberge, Lise P. Boulet, Chantal Robillard, Maurice Fitzback, Gisèle Lapointe et tous les autres citoyens contactés des rues Doré, 
Saint-Félix, Bégin, Provancher et Place Blanchette