Un soldat dépose une couronne de fleurs lors du Jour du Souvenir à Ottawa.

Cérémonie du Souvenir: respect de la langue française

J’ai écouté, à la radio de Radio-Canada, la transmission de la cérémonie officielle du Souvenir à Ottawa qui avait lieu le samedi 11 novembre à 11 heures.

D’entrée de jeu, il a été dit qu’un ou des textes seraient lus en anglais, en français et en inuktitut, ce que je trouvais d’ailleurs particulièrement intéressant dans ce dernier cas. Quelle n’a pas été ma surprise en entendant la lecture du texte en français. Cette personne maîtrisait si peu le français qu’il était difficile de comprendre ce qu’elle disait.

Surprise tout d’abord, mais ensuite indignée d’un tel manque de considération non seulement envers les soldats de langue maternelle française qui se sont battus pour le Canada, mais aussi envers les francophones du Canada en général. Il me semble qu’il y a suffisamment de personnes parlant le français correctement (francophone ou non) parmi les militaires qui auraient pu faire cette lecture en français.

Certains pourraient toujours dire qu’un texte en français a aussi été lu (correctement cette fois) par un prêtre et qu’en ce sens, il y a eu un certain équilibre. Soit, mais quand on lit un texte dans une des deux langues officielles d’un pays lors d’une cérémonie, on doit s’assurer que cela est fait correctement et respectueusement. Je me suis d’ailleurs demandé si le texte lu en Inuktitut l’avait été adéquatement. Je l’espère!

J’ai demandé au député fédéral de ma circonscription, M. Jean-Yves Duclos, d’inviter les personnes concernées par l’organisation de cette cérémonie à se poser la question suivante : quelle aurait été la réaction des militaires anglophones et de la population de langue anglaise si le texte lu en anglais l’avait été par quelqu’un incapable de le faire de façon minimalement acceptable? En fait, à mon avis, il ne sert à rien d’y répondre car il aurait été tout simplement impensable qu’il en soit ainsi!

Josée Turcotte, Québec