Omar Khadr et son avocat, Dennis Edney

Ce n'est pas le choix d'Omar Khadr

Lettre au député fédéral Pierre Paul-Hus concernant sa dernière déclaration sur l'affaire Khadr
Monsieur Paul-Hus,
Je suis vraiment navré de constater que vous auriez l'intention d'apporter, en chambre cet automne, un blâme contestant la compensation obtenu par Omar Khadr.
Un enfant de 15 ans qui a eu le malheur de venir au monde dans une famille d'assassins, ce qui n'était pas son choix. Votre gouvernement PCC (qui était jadis aussi mon parti) l'a ignoré et s'est rendu complice de ses sévices et qui a fait payer aux contribuables plus de 5 millions de dollars pour opprimer encore plus l'enfant par le biais de ses avocats. Tout ça est un simple gâchis financier et humain longuement alimenté par le gouvernement Harper dont vous faites partie de la succession. Pourquoi ne casseriez-vous pas ce moule de hargne?
Au Québec, on ne judiciarise pas les dossiers de mineurs, même ceux avec preuves incriminantes. Or, aucune preuve n'a été faite de la culpabilité de l'enfant Khadr dans le meurtre direct de ce soldat américain. Et de toute façon, ce jeune était réputé «mineur». Cette implication ne relevait pas de son choix. Parce qu'il était le seul survivant et enfoui dans les décombres, on a déversé sur Khadr tout l'odieux qu'inspirait cette guerre.
Monsieur Paul-Hus, vous me faites rire jaune lorsque vous vous mettez à évaluer ce qu'est la torture devant les journalistes. Il est de votre devoir de ne pas tomber dans ce sinistre ridicule. Sortez-vous de ce dossier la tête haute, en bon père de famille, en vous imaginant qu'un de vos enfants ait été pris à l'âge de 15 ans dans un tel bourbier. Je vous exhorte à vous inspirer de l'avocat du jeune contrevenant, Dennis Edney, qui a su agir d'abord et avant tout avec compassion.
Jean-Pierre R. Caron, Québec, circonscription de Louis-Hébert