L'auteur de cette lettre d'opinion propose d'iinstaller des serres amovibles et multifonctionnelles sur les terres des Sœurs de la Charité.
L'auteur de cette lettre d'opinion propose d'iinstaller des serres amovibles et multifonctionnelles sur les terres des Sœurs de la Charité.

Ça va bien pour la planète bleue

POINT DE VUE / Nous sommes forcés de constater que notre terre mère reprend un peu son équilibre depuis la pandémie causée par la COVID-19. En cette période de crise sanitaire, nous vivons un paradoxe.

L’humanité est menacée, mais notre planète a un répit. Un répit de pollution qui est salutaire pour toutes les facettes de la vie. Avant d’élaborer ma réflexion, j’aimerais vous signifier que mon cœur est triste et que je pleure pour les familles qui ont perdu des proches à la suite de cette peste des temps modernes. 

Et voilà pour mes états d’âme dans cette histoire d’horreur qui nous interpelle émotivement. Quand nous voyons nos aînés tomber au combat comme de la chair à canon sur les champs de bataille que sont devenues nos maisons de retraite, nous nous sentons impuissants. Et ici au Québec notre gouvernement semble submergé par la vague de décès dans les CHSLD. Notre premier ministre a suggéré de nationaliser tous les CHSLD et cette idée est lumineuse. Permettez-moi de pousser la réflexion en prenant la balle au bond et en faisant un lien avec la nécessaire souveraineté alimentaire et le drame qui nous afflige. Dans cette ère du libre-échange à tout prix et de voyages outre-mer plus que populaires, nous n’avons pas vu venir l’ennemi invisible et meurtrier. Alors voici qu’il serait plus que souhaitable d’effectuer un virage salutaire d’autosuffisance alimentaire. 

À première vue, cela ne semble pas évident comme solution au problème du virus. Mais si nous y réfléchissons bien, dans un avenir incertain, notre souveraineté alimentaire serait un rempart devant une possible augmentation des coûts des aliments venant d’ailleurs ou encore pire, une pénurie à l’échelle mondiale. Dans cette optique, M. Legault pourrait nationaliser des terres agricoles pour en faire des lots à dimension raisonnable pour culture maraîchère bioalimentaire. 

À titre d’exemple, les ex-terres des Sœurs de la Charité situées au cœur de l’arrondissement de Beauport seraient un incubateur idéal, car elles sont déjà zonées agricoles. Sur ce site, nous pourrions y installer des serres amovibles et multifonctionnelles. Durant les quatre saisons, des fruits et des légumes y pousseraient à profusions.

Ce projet pourrait être coordonné par le MAPAQ en collaboration avec des organismes comme les AmiEs de la terre et l’Union paysanne ainsi que l’union des agriculteurs. En ces temps de noirceur, la lumière passe par une vision éclairée du développement durable de nos richesses collectives. Nous croyons sincèrement que ce projet peut faire une différence pour notre sécurité alimentaire.