Le SPGQ dénonce notamment l'absence de mesures concrètes pour lutter contre les paradis fiscaux dans le budget du ministre des Finances Carlos Leitão.

Budget provincial: trop peu pour l'expertise interne

Le Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) prend note de la volonté du gouvernement du Québec de réinvestir en éducation à partir des 6 milliards $ de surplus qu'il a dégagés à même les coupes budgétaires des dernières années. Même si la très grande majorité des sommes engagées ne s'appliqueront qu'après 2020, le SPGQ salue néanmoins le geste.
Par contre, le SPGQ dénonce l'absence de mesures concrètes pour lutter contre les paradis fiscaux. En 2017, on ne peut jouer à l'autruche comme si ce vol organisé et bien documenté n'existe pas. C'est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement fait si peu pour rétablir l'équité entre contribuables, tout en se privant de revenus supplémentaires.
Quant au gaspillage de milliards de dollars engloutis dans le «bordel informatique» du gouvernement, le SPGQ se réjouit de le voir enfin ouvrir des postes à l'interne en informatique. Toutefois, ces efforts sont beaucoup trop modestes pour s'attaquer sérieusement au problème. De plus, c'est bien de vouloir embaucher du personnel supplémentaire, mais encore faut-il être capable de retenir ces ressources formées à nos frais qui partent pour le secteur privé, faute de salaires concurrentiels. Les coupes de 6,4% des effectifs dans la fonction publique, depuis 2014, ont causé des torts difficiles à réparer.
Le SPGQ salue également l'ajout d'un budget spécifique au Protecteur du citoyen afin qu'il puisse protéger les divulgateurs d'actes répréhensibles. Cependant, avec un budget de 1,5 million $, alors que celui du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal est de 5,5 millions $, c'est nettement insuffisant pour être efficace.
Avec 6 milliards $ de surplus, le gouvernement ne peut maintenant plus prétendre qu'il n'a pas les moyens d'investir dans les services publics, et ce, au moins jusqu'aux prochaines élections.
Richard Perron, président du SPGQ