Quand un accident arrive une deuxième fois au Mont-Sainte-Anne, le 11 mars, «je débarque!» signale Carl Beaulieu, un client de la station.

Bris des télécabines au Mont-Sainte-Anne: on s’attendait à mieux!

POINT DE VUE / En tant que client de la station Mont-Sainte-Anne, je me trouve bien patient. Faut dire que j’ai tendance à laisser la chance au coureur. Mais il y a toujours bien des limites!

Les problèmes de plusieurs remontées en 2015-16 nous avaient déjà questionnés sur plusieurs aspects. L’équipe en place semblait avoir fait le nécessaire pour régler les différents problèmes, ce qui était d’ailleurs tout à leur avantage, question achalandage à venir. Et nous connûmes quelques belles années sans stress sur les pistes.

L’accident du 21 février a agi à titre de rappel. Les mêmes questions me sont revenues. Qu’en est-il de la gestion de l’entretien? De celle du risque? Sacrifie-t-on la sécurité à l’aulne des profits? Et la Régie du bâtiment du Québec qui donne son aval? Ne sont-ils pas là pour protéger le public?

Encore une fois, j’ai été patient. Les motifs donnés par la station pour cet accident majeur m’ont quand même rendu sceptique. Une variation de tension sur le réseau d’Hydro-Québec. Je me dis alors qu’ils doivent être bien sûr d’eux, qu’ils ont trouvé la solution. Un accident comme ça, c’est du jamais-vu à Québec! Pas le temps de ménager les efforts pour assurer une sécurité à toute épreuve. Et je reprends la télécabine avec confiance.

Alors, quand ça arrive une deuxième fois le 11 mars, je débarque! Tout n’a sûrement pas été mis en œuvre pour trouver une solution! Qui n’a pas fait son travail? Puis d’autres questions me viennent. Est-ce un manque d’entretien? De vision? Des économies de bouts de chandelles? Une mauvaise analyse coûts-bénéfices?

Pas besoin d’être devin pour comprendre que ces arrêts auront des impacts sur l’achalandage et les revenus de la station. Pour plusieurs amateurs de glisse, le Mont-Sainte-Anne reste une référence pour la qualité et la variété de son terrain skiable. Avec Le Massif de Charlevoix comme voisin, comme gestionnaire, faut rester aux aguets. Certains clients pourraient accepter de se déplacer, question de sécurité. Est-ce que la clientèle du Mont-Sainte-Anne est si fidèle qu’elle va tolérer longtemps des arrêts de ce genre? En cette période de COVID-19, une chose est sûre, quand l’homme a peur, le rationnel prend le bord.

Un constat s’impose clairement. Certaines personnes auraient avantage à trouver une solution rapidement et à tester celle-ci assez longtemps pour éviter l’adage populaire : jamais deux sans trois.