Boris Johnson

Boris Johnson saute son tour

À la surprise générale, le chef des brexiters, Boris Johnson, refuse de succéder à David Cameron à la tête du Parti conservateur.
Sage décision. L'ancien maire de Londres sait que la charge du nouveau premier ministre du Royaume-Uni sera lourde d'ici les prochaines législatives. En effet, celui-ci devra rabibocher les pro et les anti-Brexit au sein de son propre parti, négocier âprement avec l'Union européenne le nouveau statut du pays, empêcher l'Écosse de partir, tout en surfant sur la période d'instabilité qui ne manquera pas de survenir et de perdurer jusqu'aux prochaines élections. Tout un contrat!
Les écueils seront tels que les conservateurs seront probablement battus en 2019 ou en 2020. Nombreux seront les électeurs qui voudront leur faire payer le référendum perdu et les difficultés socioéconomiques engendrées par la séparation. Ce qui entraînera probablement à terme la démission du chef.
Une fois la tempête passée, les tories dans l'opposition et le prochain chef parti, Boris Johnson refera surface en sauveur. Non, il a pris la bonne décision en sautant son tour, sinon son règne aurait été court.
Sylvio Leblanc, Montréal