Bill Morneau
Bill Morneau

Bill Morneau, troisième bouc émissaire de Trudeau

Annik Chalifour
Annik Chalifour
Toronto
POINT DE VUE / Depuis 2016, le règne de M. Trudeau est entaché de trois scandales associés à des conflits d’intérêts et d’éthique (Aga Khan, SNC-Lavalin, WE).

À la suite de l’affaire SNC-Lavalin, la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould et Gerard Butts, principal conseiller de Trudeau, ont démissionné. Lundi, Bill Morneau annonçait sa démission, coïncidant de façon singulière avec le scandale WE. 

M. Morneau ne devient-il pas le troisième bouc émissaire de notre premier ministre dans la tourmente du scandale WE ? Scandale qui remet en question sa crédibilité et celle de M. Trudeau en matière de gestion de nos finances publiques. 

Morneau dit prétendre au poste prestigieux de secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avec le plein appui de Trudeau. Une façon plus ou moins élégante et crédible de s’en sortir… 

Ne soyons pas dupes ! M. Morneau ne s’est-il pas plutôt fait viré ? Alors que M. Trudeau serait lui-même également impliqué dans ce conflit d’intérêts et d’éthique (scandale WE).

Bill Morneau nous laisse en héritage la charge titanesque de redresser notre économie fragilisée sans précédent, en raison de la crise sanitaire actuelle (loin d’être terminée) sous un climat d’intégrité douteuse. 

Pandémie et crise économique obligeaient une décision sans délai de la part de Trudeau. Chrystia Freeland prend la relève des Finances. Sa réputation semble jouir d’une certaine honnêteté. Une tâche colossale l’attend à l’horizon…

La sortie de Morneau et la crédibilité de Trudeau demeurent hautement équivoques. Reste à voir si Mme Freeland saura redorer l’image définitivement ternie de Trudeau, en considération de son manque flagrant d’éthique.